EN DIRECT - Hulot aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes : "Ne confondons pas écologie et anarchie"

DISCUSSIONS - Le ministre de la Transition écologique et solidaire participera cet après-midi aux négociations entre la préfète de Loire-Atlantique et les zadistes.
Live

RECAP'


Dix jours après le début des expulsions, un calme précaire s'est installé sur la ZAD mais le dialogue de sourds persiste, et l'intervention de Nicolas Hulot n'y fait rien. Pourquoi zadistes et autorités ne parviennent pas à s'entendre malgré l'abandon du projet d'aéroport ?

Notre-Dame-des-Landes : pourquoi ça coince entre les zadistes et le gouvernement

Notre-Dame-des-Landes : pourquoi ça coince entre les zadistes et le gouvernement

LR


"Il ne faut pas s'étonner,  les zadistes veulent pousser leur avantage, veulent créer non pas un  modèle alternatif, bucolique, écologique, mais une contre société ou il n’y a pas de lois" > Bruno Retailleau, ancien président de la Région Pays de la Loire, s'exprime sur Public Sénat

ELLE DECRYPTE


Françoise Verchère exhorte "ceux qui veulent le retour à la paix" de signer les formulaires exigés par la préfète. Lassée des polémiques, cette figure historique du mouvement annonce par ailleurs qu'elle quitte Facebook

"Je défie quiconque de passer un après-midi avec certains radicaux" : une figure des anti-aéroport décrit la "face sombre" de la ZAD

"Je défie quiconque de passer un après-midi avec certains radicaux" : une figure des anti-aéroport décrit la "face sombre" de la ZAD

NANTES

NANTES

IL N'AVAIT "PAS IMAGINÉ"


Il a été l’un des trois médiateurs, auteurs du rapport sur Notre-Dame-des-Landes. Il était décrié par les pro-aéroport qui jugeaient qu’il était parti pris sur la question. Gérard Feldzer avoue aujourd’hui sur France Info qu’il "n’avait pas imaginé ce scénario"après l’abandon du projet d’aéroport. 


Il est "évident" qu’il fallait intervenir pour évacuer les zadistes, dit-il. "On ne peut pas supporter un État de non-droit. Mais on reste dans des postures, on s'oppose sur des mots." 


"Il y a trois sortes de zadistes", analyse-t-il. "Les agriculteurs historiques qui veulent continuer leur exploitation, les jeunes néo-agriculteurs qui veulent faire quelque chose d'innovant et qu'il faut encourager, et puis il y a ceux qui sont là pour faire le désordre, les "no-borders". Ils finiront par être marginalisés mais ça prend du temps. Avec les anciens agriculteurs et les néo-agriculteurs, je garde espoir"

MISE AU POINT


Dans une interview à Ouest-France, Nicolas Hulot fait le point sur la rencontre qu’il a eu avec les zadistes. "J’ai été plutôt à leurs côtés pendant un temps. J’ai essayé que cette décision d’abandon d’aéroport s’impose d’elle-même", dit-il, estimant que c’est à eux de faire un pas. "Il faut qu’ils actent que l’arrêt du projet était courageux et audacieux. (...) La finalité de ce combat n’a jamais été une occupation illégale d’une zone. Je veux renouer avec la genèse de cette lutte. Certains la dévoient. Au détriment des habitants du coin, des agriculteurs historiques. Ce n’est pas parce que je suis ministre que j’en perds mon objectivité. Le gouvernement a déjà fait beaucoup. Ne ratons pas la dernière marche."


Il estime que les démarches demandées sont tout à fait accessibles. "Ce que leur demande le gouvernement ne me semble pas un exercice impossible. On ne peut pas faire plus simple. On leur demande une ébauche du projet, l’état civil et les parcelles convoitées. Même dans le Larzac, les conventions d’occupations étaient individuelles. On ne leur interdit pas de s’organiser après, de se retrouver dans des coopératives, des groupements agricoles ou même sous forme associative"

POINT NEGOS


La réunion de mardi entre autorités et zadistes visait à permettre de trouver une issue au conflit, au dixième jour d'opérations de gendarmerie sur le site de 1.650 hectares.


La délégation reçue en préfecture doit faire "un retour" mercredi soir lors d'une assemblée réunissant les diverses composantes du mouvement anti-aéroport. La préfète doit la rencontrer de nouveau vendredi.


D’après un journaliste de Ouest-France sur place, le mouvement aéroport n’ont pris ce mercredi aucune décision. "Chaque composante se réunit ce jeudi, chacune de son côté, puis nouvelle AG collective ce jeudi soir pour décider, notamment, d’accepter ou non le RDV vendredi en préfecture", indique-t-il.

RIDEAU


C’était une figure historique de la lutte contre l’aéroport d Notre-Dame-des- Landes. Françoise Verchère faisait partie du Cédpa, collectif d’élus contre le projet. Avec l’opération d’évacuation, le collectif n’avait pas appelé aux manifestations à Nantes, et appelait les habitants de la ZAD à déposer un projet en préfecture. 


Aujourd’hui, dans une tribune publiée sur Facebook,  Françoise Verchère annonce qu’elle arrête le "combat NDDL". "Notre incapacité à libérer vraiment la route des chicanes, malgré les efforts de beaucoup, allait donner une bonne raison au gouvernement d’intervenir ?" 


Elle évoque "un immense gâchis, une semaine de cauchemar". "Je suis consciente de la manière dont la répression de tous les mouvements sociaux s’est aggravée ces dernières années, mais je ne veux pas non plus que fasse la loi certains radicaux de la route des chicanes ou de quelques autres lieux avec qui je défie quiconque de passer une après-midi."

RESUME


Voici un résumé de la journée d'hier, sur le front de Notre-Dame-des-Landes. La situation est toujours bloquée.


Plus de deux heures n'ont pas suffi à débloquer la situation à Notre-Dame-des-Landes : la négociation entre les autorités et les zadistes a débouché dans une impasse mercredi soir, laissant un sentiment de "gâchis" à Nicolas Hulot.


Premiers à réagir à l'issue de la réunion avec la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, présidée par le ministre de la Transition écologique, les délégués des opposants ont déploré une position figée du gouvernement qui leur a laissé jusqu'au 23 avril pour se régulariser. Le délai initial a expiré le 31 mars. 


"Aucune ligne n'a bougé, les exigences posées" par le gouvernement restant les mêmes, a regretté à la sortie de la préfecture Marcel Thébault, l'un des quatre agriculteurs historiques de NDDL et un des membres de la délégation.


Selon lui, le gouvernement n'a pas proposé de "recul du délai ni quoi que ce soit".


Mais, a répondu Nicolas Hulot, "ce que réclame le gouvernement ne me semble pas hors de portée, en aucune façon un ultimatum". Exprimant un "sentiment de tristesse, de gâchis" qu'il espère "provisoire", il a encore appelé les opposants à saisir la "main du gouvernement".


"Ne ratons pas la dernière étape, ne rentrons pas dans une spirale de posture, de confrontation, de violence. Ne confondons pas écologie et anarchie. Et passons maintenant à une autre étape", a-t-il exhorté.


Après l'abandon du projet d'aéroport pour lequel il avait milité, "le gouvernement est en droit d'attendre un geste, et plus qu'un geste, un retour à l'ordre", a insisté le ministre, demandant aux opposants de "reconnaître les gestes qui ont été faits".

RETAILLEAU


"Emmanuel Macron s'était engagé à faire l'aéroport de Notre Dame des Landes. Il a, en vérité, cédé sur toute la ligne. Peu importe qu'il y ait eu un vote démocratique, peu importe qu'il y ait eu 179 décisions de justice."

RÉACTION


Pour Bruno Retailleau, la rencontre cruciale entre le gouvernement et une délégation d'occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est un "fiasco"

HULOT


Le ministre de la Transition écologique a appelé mercredi les opposants à "ne pas rentrer dans une spirale de confrontation, de violence" et à saisir "la main du gouvernement", à l'issue d'une réunion à la préfecture de Nantes avec une délégation de Zadistes.

HULOT


Le ministre de la transition écologique et solidaire s'adresse aux opposants  : "Ne ratons pas la dernière étape, ne rentrons pas dans une spirale de posture, de confrontation, de violence. Ne confondons pas écologie et anarchie. Et passons à une autre étape"

GOUVERNEMENT


Nicolas Hulot appelle de son côté les opposants à saisir "la main du gouvernement"

RÉACTION 👇


Marcel Thébault, l'un des quatre agriculteurs historiques de NDDL et un des membres de la délégation a déclaré à la sortie de la préfecture : "C'est clair que les lignes n'ont pas bougé du tout".

Selon lui, le gouvernement n'a pas proposé de "recul du délai ni quoi que ce soit". 

"On avait l'idée de venir voir comment les choses bougeaient pour avoir du grain à moudre et chercher la sérénité", a-t-il observé avec regret. 

DÉCEPTION 


"Aucune ligne n'a bougé" sur le dossier des régularisations à Notre-Dame des Landes, a affirmé mercredi une délégation d'opposants à l'issue d'une réunion avec la préfète des Pays-de-la-Loire, Nicole Klein, présidée par le  ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.


Trois mois après l'abandon du projet d'aéroport, cette réunion cruciale visait à permettre de trouver une issue au conflit, au dixième jour d'opérations de gendarmerie sur le site de 1.650 hectares, marquées par des heurts entre opposants et forces de l'ordre.

RÉACTION


"Apparemment rien n'a changé", selon les Zadistes à la sortie de leur réunion avec Nicolas Hulot. "Le gouvernement est sur la même ligne. Il ne veut pas entendre parler de convention globale."

 POINT


Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot préside mercredi à Nantes une rencontre cruciale entre la préfète des Pays de la Loire et une délégation d'occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, destinée à les convaincre de se régulariser d'ici lundi. 

VIDEO


"On veut avoir une réponse par rapport à notre projet collectif et causer avec la préfète" > Quelques instants avant la rencontre avec la préfète, notre journaliste LCI a pu recueillir les explications de la délégation

NANTES

NANTES

NANTES

EN COLERE


Les élus locaux ne se privent d'ailleurs pas de dire leur énervement sur les réseaux sociaux. Ici, Pascal Bolo, premier adjoint PS au maire de Nantes, qui demande des détails sur le réaménagement de l'actuel aéroport, que le gouvernement s'est engagé à accompagner

ET LES COMPENSATIONS ?


Il y a trois mois, lorsque le Premier ministre, Edouard Philippe, avait pris la décision d’abandonner le projet de Notre-Dame-des-Landes, il avait promis des "compensations exemplaires" aux collectivités riveraines de l’aéroport Nantes-Atlantique et aux habitants subissant les nuisances aériennes. 


Mais aujourd’hui, le constat des collectivités est amer : "Rien n’a été déclenché et rien ne semble sur le point de se concrétiser", rapporte 20 minutes Nantes. Mardi, les élus locaux ont en effet rencontré F rancis Rol-Tanguy, le haut fonctionnaire missionné par l'Etat pour réfléchir aux mobilités du Grand Ouest, et la rencontre a inquiété les élus. Jacques Gillaizeau, vice-président de Nantes métropole indique à 20 minutes être "inquiet" : "Manifestement, la décision d’abandonner le transfert a été prise sans réelle connaissance des conséquences sur Nantes-Atlantique"

VIDEO


Les images de l'arrivée de Nicolas Hulot à la préfecture de Nantes

ZAD


Sur le site de la ZAD, un calme précaire règne depuis mardi matin. Les forces de l'ordre poursuivent les opérations de déblaiement sur les deux axes routiers traversant la ZAD, notamment des barricades érigées comme chaque nuit par les zadistes, sans donner lieu à des affrontements, selon une source proche du dossier. 


Depuis le début des opérations, les blessés se comptent par dizaines du côté des gendarmes et des opposants. 

AVANT LES NEGOS


Un collectif d’associations, regroupant entre autre Attac, la Confédération paysanne, Greenpeace ou encore Sortir du nucléaire,  lance un communiqué avant la rencontre entre zadistes et autorités. 


Il demande  de sortir de l’ultimatum du 23 avril, le retrait du dispositif militaire, et de laisser les projets collectifs émerger sur la ZAD.

HULOT HUÉ 


D'après la télévision locale Télénantes, plusieurs riverains ont même tenté de barrer la route à la voiture du ministre

NANTES


Plusieurs comités de riverains en colère s'étaient positionnés pour accueillir Nicolas Hulot

VISITE MINISTERIELLE

PENDANT CE TEMPS...


... Etat d'esprit sur la ZAD. Le ministre Hulot est attendu à l'aéroport de Nantes-Atlantique à 12 h 30.

"LA GRANDE BRADERIE ?"


C’est ce que craignent la FNSEA 44 et les JA 44 à propos du foncier à Notre-Dame-des-Landes. Ils dénoncent dans un communiqué les démarches employées par la préfecture : "acune concertation avec la profession agricole", "zéro vision globale pour garder de la cohérence avec les règles dans le département", "précipitation et simplisme incompréhensibles".


Ils craignent une "agriculture à deux vitesses" et refusent tout "régime de faveur à l’égard de ceux qui bafouent la loi en toute impunité depuis trop longtemps." Ils prennent cependant acte des procédures imposées par la préfecture, et appellent leurs adhérents porteurs d’un projet agricole à Notre-Dame-des-Landes  "à se faire connaître à l’aide du formulaire".

ELLE BALANCE (ELLE AUSSI)


Après la charge de son prédécesseur PS Jacques Auxiette ce matin sur France Bleu Loire Océan, l’actuelle présidente de Région LR, Christelle Morançais, a elle aussi critiqué les opérations gouvernementales sur Twitter. 


"Cette évacuation est tout sauf un succès", écrit-elle notamment. "C’est une opération de communication éclair qui risque de se transformer en un enlisement durable.  (...) Les zadistes sont trois fois plus nombreux qu’il y a une semaine." Elle a aussi critiqué le délai accordé par la préfecture, et le "simple formulaire administratif qui ne répond à aucune règlementation agricole".

AEROPORT NANTES-ATLANTIQUE

AEROPORT NANTES-ATLANTIQUE


Le comité d'accueil est prêt

PROGRAMME


Le programme de la journée a été légèrement décalé. Initialement, il était prévu comme suit : 


11 h : arrivée de Nicolas Hulot à Nantes.

14 h 30 : Nicolas Hulot préside la réunion à la préfecture. La préfete sera à ses côtés pour rencontrer des représentants des zadistes et des anti-aéroport. La réunion se fera à huis clos. 

16 h 30 : point presse de Nicolas Hulot.


Les rendez-vous sont susceptibles d'être décalés d'environ une heure. Le ministre devrait plutôt arriver à Nantes aux alentours de midi, midi et demi.

MOBILISES


Le ministre Hulot arriverait vers 12 h 30 et se poserait à l'aéroport de Nantes-Atlantique. Un comité d'accueil d'élus et de riverains énervés l'attend de pied ferme

ENERVES


Le ministre Hulot ne va pas arriver en terrain conquis à Nantes. Car s’il y a les zadistes, il y a d’un autre côté les élus énervés par l’abandon du projet à Notre-Dame-des-Landes. Et alors que le gouvernement a promis d’aider au réaménagement de l’actuel aéroport, les élus et maire riverains de cet aéroport  ont rencontré mardi Françis Rol-Tanguy, le haut fonctionnaire chargé par le ministère des Transports d’une mission sur le sujet. Et d’après Presse-Océan, les élus sont sortis "dépités" de leur entrevue. Ils estiment n’avoir eu aucune réponse sur  le plan d'exposition au bruit, le plan de gêne sonore, les travaux sur la piste, des aménagements à Nantes Atlantique, ou encore les compensations promises.


Deux collectifs (Collectif de citoyens exposés au travail aérien) et l’Association contre le survol de l’agglomération nantaise) dénoncent de leur côté un "scandale" : "la décision a été prise par le gouvernement d’allonger la piste. Et ce, sans le moindre processus démocratique, sans le moindre débat public, sans la moindre étude d’impact ni considération des riverains."

COMITE D'ACCUEIL


Nicolas Hulot est attendu à Nantes à 11 h. A l'aéroport Nantes-Atlantique, comme le montrent ces images d'un journaliste de France Bleu, le ministre est attendu de pied ferme, notamment par des habitants en colère. Ils étaient pour Notre-Dame-des-Landes ou habitent près de l'actuel aéroport

ZAD

L'EX-PRESIDENT SE LÂCHE


Il n’y va pas de main morte. Jacques Auxiette, l’ancien président PS de la Région Pays de Loire, et favorable à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. Invité sur France Bleu Loire Océan ce mercredi matin. Il évoque un "double fiasco, double renoncement" : "D’abord l’abandon d’un projet d’aménagement d’un territoire légalement décidé. Et aujourd’hui, dans une certaine mesure, un renoncement à l’état de droit."


"On voit aussi à travers les déclarations des forces de l’ordre et gendarmes, c’est la faiblesse de la démocratie", ajoute le socialiste. "Dès le début, cette situation était présente et je l’ai hélas suffisamment dénoncé". Il estime notamment que "dans la manière dont les évènements sont retranscrits, il y a une certaine duplicité à mettre en avant un certain nombre de personnes dont le problème n’est pas l’aéroport mais une autre conception très idéologique de l’organisation de la société, une désorganisation, et ça depuis le début." Il pointe la responsabilité des politiques : "S’ils ont pu exister jusqu’à aujourd’hui c’est parce qu’il y a eu un certain nombre de complicités, notamment à travers un certain nombre de responsables politiques qui ont crédibilisé une certaine démarche alors que ce n’était pas du tout la préoccupation de ces gens-là." Jacques Auxiette cite notamment "EELV, José Bové, Eva Joly venue avec un pied de biche sur la zone, Matthieu Orphelin (EELV puis LREM) qui était tout à fait favorable au référendum et qui prend des positions contraires aujourd’hui, et même le président de la République et le Premier ministre qui prennent des positions contraires à ce qu’ils pensaient."

 

Pour lui, le débat a été caricaturé, alors qu’il se pose entre une "certaine logique de développement durable, qui prend en compte environnement, solidarité, de territoire, et une logique de la décroissance qui est contre le progrès, et qu’on n’a pas eu le courage de monter. Même au niveau des images, c’est plus facile de montre quelqu’un qui prend dans ses bras un petit agneau plutôt que de contester un mode de vie, et il est je crois que assez scandaleux de montrer ce mode de vie à l’opinion publique c’est un drame pour Nantes."


Jacques Auxiette dit enfin "partager l’avis des femmes de gendarmes, qui considèrent qu’on envoie leurs époux comme de la chair à canon. Des cocktails molotov et du lancement d’acide devrait entrainer des arrestations immédiates. On est dans un état de droit et on accepta cela sans rien dire !"

IL S'INVITE


Selon nos informations, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot devrait arriver à Nantes vers 11 h. Il devrait ensuite rencontrer la préfète de Loire-Atlantique Nicole Klein et la délégation dans l’après-midi. La rencontre est normalement prévue à 14 h 30. Un point presse se tiendra normalement à l’issue de la réunion.

ZAD

AMBIANCE ZAD

BUZZ


Sur sa page Facebook, une habitante de Notre-Dame-des-Landes a posté une tribune qui fait le buzz. "A NDDL, les riverains en ont marre", commence-t-elle. "Marre d'entendre tout et surtout n'importe quoi sur ce qu'il se passe ici, Marre que tout le monde donne son avis, sans être concerné." 


Elle raconte le quotidien aux abords de la ZAD, et tout le monde en prend pour son grade. "Marre de toute cette hypocrisie de la part des agriculteurs, marre des journalistes à l'affût du moindre scoop, marre des anarchistes qui ne voient ici qu'un symbole d'opposition à l’État, marre des jeunes qui viennent ici pour "casser du flic""

RENCONTRE


Le collectif qui va rencontrer la préfète Nicole Klein est composé de sept personnes. Quatre sont des représentants d’associations, Copains 44, l'Acipa, les naturalistes, l'Adeca et trois occupants de la ZAD.


Il s'agira pour la représentante de l'Etat de "rappeler les conditions de projets agricoles sur la zone", où l'agriculture doit répondre "aux mêmes règles" qu'ailleurs: adhérer à la mutualité sociale agricole, "payer son eau et son électricité, laisser les chemins accessibles à tous". "Il n'y a pas de zone de non-droit", a répété la préfète.


L'Etat, a donné aux zadistes jusqu'au 23 avril pour se régulariser, à travers un formulaire simplifié n'ayant "pas de valeur juridique" mais permettant de "savoir le nom de la personne, où elle veut s'installer, ce qu'elle veut faire", restera intangible sur ce nouveau délai, a fait savoir la préfète de région. 


Mardi, elle a indiqué qu’elle "ne préjuge rien de la réunion de demain. S'ils viennent pour me dire ‘on ne donnera pas nos noms’, s'ils ne répondent pas a minima à cette demande, le président de la République a été très clair, il y aura de nouveau des expulsions", a-t-elle assuré. 


S'ils ont répondu favorablement à l'invitation de la préfète, les occupants estiment que "cet ultimatum du 23, qui est un temps très très court (...) ressemble plus à un couperet" qu'à "des conditions pour un véritable dialogue". 


Mais pour la préfète, "l'Etat a tenu ses engagements. Pour l'instant, c'est de l'autre côté où ça ne bouge pas, puisque aucun projet n'a été déposé avec un nom, il n'y a eu aucune adhésion à la mutualité sociale agricole. Je comprends bien qu'il faut du temps, mais il y a déjà du temps qui est passé", a rétorqué Nicole Klein. 


A l'heure actuelle, "les seuls qui sont en situation régulière sont les quatre agriculteurs historiques qui ont demandé la rétrocession de leurs terres et ceux qui ont une convention d'occupation temporaire qui souvent exploitent les terres sans habiter là", a-t-elle rappelé. 

UN MINISTRE S'INVITE


L'info est signée du journal Ouest-France : le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot devrait s'inviter ce mercredi à la table des discussions entre la préfète de Loire-Atlantique et le collectif de représentants de la ZAD.


"Il a souhaité rencontrer le collectif pour établir la dialogue avec ses membres", indique la préfecture au quotidien local. La rencontre doit se tenir à 14 h 30 ce mercredi. 

RETOUR A TABLE


Cela a été organisé hier, voici le jour J : la préfète des Pays de la Loire Nicole Klein rencontre ce mercredi une délégation d'occupants de la ZAD  et les représentants d'associations anti-aéroport dans l'espoir de trouver une "porte de sortie" au conflit, après plus d'une semaine d'opérations de gendarmerie sur le site.


Cette reprise du dialogue, sur proposition de la préfète elle-même, a été confirmée quelques heures après la décision des occupants de l'accepter en souhaitant qu'elle intervienne "au plus vite".


La rencontre se tiendra à 14h30 en préfecture, à Nantes

Les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ont décidé de répondre "favorablement" à la proposition de rencontre de la préfète des Pays de la Loire, un rendez-vous qu'ils souhaitent obtenir "au plus vite", ont-ils annoncé mardi. De fait, ce rendez-vous aura lieu mercredi, a indiqué la préfecture.

   

Sur le site, et pour le neuvième jour, les opérations de la gendarmerie, dont le déblaiement des deux principaux axes routiers, se poursuit. Les autorités ont laissé jusqu'au 23 avril aux occupants pour régulariser leur situation.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Notre-Dame-des-Landes : après l'abandon et l'évacuation, le dépôt des dossiers

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter