Prisons : les négociations au point mort, Edouard Philippe appelle les syndicats au "sens des responsabilités"

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COLÈRE - Le mouvement de grogne des surveillants de prison se poursuit, jeudi 25 janvier, alors qu'une réunion avec le ministère de la Justice a eu lieu, dans l'après-midi, avec un nouvel accord proposé aux représentants syndicaux. Accord qui ne les satisfait pas.
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SÉNAT


Parmi les préconisations, "notamment la construction de 15 000 places supplémentaires de prison en cinq ans, la création de 8 000 emplois de surveillant en sus de la résorption des postes vacants, et la création de 500 postes dans les services pénitentiaires d’insertion et de probation". Et de conclure en demandant "que ce texte soit rapidement adopté par le Parlement."

SÉNAT


Devant la crise qui s'enlise depuis maintenant plus de 10 jours, la commission des lois du Sénat vient de publier un communiqué dans lequelle l'instance explique qu'elle "va entendre la Sceaux", Nicole Belloubet, "dans les tout prochains jours". Et de rappeler que "le Sénat avait donné l’alerte dès avril dernier sur la nécessité et l’urgence d’une action puissante de redressement de la justice. Elle avait fait d’importantes préconisations en ce sens." 

MATIGNON


Après un nouvel échec des négociations entre la ministre de la Justice Nicole Belloubet et les syndicats des surveillants pénitentiaires, le Premier ministre Edouard Philippe appelle les syndicats au "sens des responsabilités".

Urgent

NÉGOCIATIONS


Après la CGT, FO pénitentiaire annonce qu'il ne signera pas le projet d'accord de la chancellerie.

NÉGOCIATION

Satisfaction du côté du syndicat Ufap après sa rencontre avec la Chancellerie. 

NÉGOCIATIONS (BIS)

Les autres syndicats seront reçus dans la foulée, et noramement, FO, autre syndicat majeur dans le pénitentiaire, à 12h30.

NÉGOCIATIONS

L'un des princopaux syndicats, l'Ufap, est reçu en ce moment même par le ministère de la Justice, pour des discussions autour du statut des surveillants de prison.

BLOCAGES

Le décompte d'après le syndicat FO

SANCTION (BIS)

En effet, eu égard aux enjeux que porte leur profession, les surveillants n'ont pas le droit de grève, à l'instar des policiers. Après 10 jours de grogne, les directeurs de prison se sont ainsi vus intimer l'ordre de signifier aux grévistes les sanctions qui leur pendaient au nez : retenue de salaire depuis le début du mouvement et 5 à 15 jours d'exclusion de la prison avec sursis, selon leur implication dans le mouvement.

SANCTION

L'administration pénitentiaire a envoyé ce mercredi un courrier à tous les directeurs pénitentiaires de sanctionner les surveillants grévistes. 

MISE EN GARDE


Alors que plusieurs syndicats souhaitent bloquer le transfert du "logeur des terroristes" du 13 novembre 2015 pour son procès, Nicole Belloubet, invitée de LCI, les appelle à la responsabilité.

Tentative de bloquer le transfert de Jawad Bendaoud à son procès : "Ce n'est pas acceptable" pour la garde des Sceaux

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Urgent

EXCLUSIVITÉ


La garde des Sceaux Nicole Belloubet sera l'invitée exceptionnelle de 24h Pujadas à 19h20.

FIN DE NON-RECEVOIR


"La ministre n'a pas pris la mesure des choses (...) On se moque du monde", affirme le secrétaire général FO pénitentiaire après avoir quitté la table des négociations.

CONFIRMATION


Selon l'AFP, l'ensemble des syndicats de surveillants de prison ont quitté la table des négociations avec la ministre de la Justice Nicole Belloubet, et ont appelé à poursuivre le mouvement de blocage des établissements pénitentiaires qui dure depuis neuf jours.

Urgent

INFO LCI


Selon nos informations, les syndicats CGT Pénitentiaire et FO ont quitté la table des négociations à Vendôme. Les questions de sécurité, d’emploi et de rémunération étaient au cœur des discussions qui se tenaient en compagnie de la garde des Sceaux Nicole Belloubet ce mardi.

NÉGOCIATIONS


À l'Assemblée nationale, le Premier ministre appelle à la reprise du dialogue entre le ministère de la Justice et les syndicats.

Urgent

NÉGOCIATIONS


Le gouvernement est prêt à examiner des "mesures indemnitaires spécifiques" pour le personnel, a affirmé Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

TENSIONS


Dans certains établissements, la supression des promenages ou des parloirs par manque d'effectifs a provoqué des mouvements d'humeur de détenus.


Au centre de détention d'Uzerche (Corrèze), une vingtaine ont exprimé leur ras le bol par un sit-in dans un bureau dédié aux agents pénitentiaires. Le directeur interrégional de l'AP et une dizaine d'équipes chargées de la sécurité dans les prisons se sont rendus sur place mais les détenus ont finalement regagné leur cellule en fin de matinée sans violence. Au centre de Lille Annoeullin, des détenus ont refusé un temps de regagner leurs cellule après une promenade, a indiqué la Direction de l'administration pénitentiaire. 

BILAN


Mardi peu avant 10 h, les surveillants refusaient de prendre leur service dans 14 établissements tandis que des barrages bloquaient l'entrée des personnels dans 34 prisons. Des actions ont par ailleurs été menées dans 64 autres établissements sans toutefois avoir d'effet sur la gestion des détenus, selon un décompte de la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP).

NEGOCIATIONS


La rencontre de cet après -midi entre les syndicats et la ministre de la Justice, initialement prévue à 14 h, est décalée à 15h30.

DRÔME


Selon nos informations, les deux agents qui ont été hospitalisés à Valence après être venus en aide à des détenus sont sortis de l’hôpital. L’un des deux a pu reprendre son service ce matin.


Un détenu avait tenté de mettre le feu à sa cellule hier soir.  Les gardiens sont intervenus et l’ont placé dans une cellule de protection d’urgence. A nouveau, le détenu a mis le feu à son matelas causant d’importants dégagements de fumée. Deux agents équipés d’appareil respiratoire sont intervenus mais ont été intoxiqués par des fumées. Le Samu les a par précaution conduits à l’hôpital.

LE POINT


Les mobilisations ont repris dès le début de la matinée, de la région parisienne (Poissy, Versailles, Bois d'Arcy, Nanterre, Versailles) au sud-est (Marseille, Tarascon, Grasse, Béziers) en passant par l'ouest (Nantes, Rennes, Le Havre, Rouen, Brest...), le centre (Saint-Maur, Châteauroux, Bourges et Saran) et le sud-ouest (Gradignan et Bayonne).


Mardi à 7h30, les surveillants refusaient de prendre leur service dans 12 établissements tandis que des barrages bloquaient l'entrée des personnels dans 49 prisons, selon un premier décompte de la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP). 

MOBILISATION


La mobilisation ne faiblit pas, ce mardi. Vers 8h30, devant l'entrée de Fleury-Mérogis (Essonne), quelque 150 grévistes tenaient un piquet de grève avec barricades et palettes pour réclamer plus de sécurité, d'emploi et de meilleurs salaires devant la plus grande prison d'Europe avec plus de 4.300 détenus.

BLESSES


Selon nos informations, cette nuit à Valence, deux surveillants pénitentiaires ont été hospitalisés après être venus en aide à des détenus qui ont mis le feu à leurs matelas et leurs draps dans leur cellule.


Ils ont été intoxiqués par les importantes fumées dégagées par les matelas ignifugés. Leur pronostic vital n’est pas engagé.

STATU QUO


"Plus de promesses, des actions", retour sur le mouvement de protestation des gardiens de prisons, le plus important depuis 25 ans

"RIEN DE CONCRET"


Les syndicats disent attendre plus d'engagements du gouvernement, notamment sur la question sensible des détenus islamistes et sur l'emploi. Le texte gouvernemental rejeté samedi par les personnels prévoyait la création de 1.100 postes sur quatre ans.


"Il n'y a absolument rien de concret. On demande des établissements spécialisés à taille humaine avec sécurité renforcée pour gérer les détenus jihadistes ou qui se radicalisent en prison", a affirmé David Besson, secrétaire général adjoint de l'Ufap-Unsa Justice (majoritaire).

BILAN


Lundi, la journée de mobilisation a été massive. Les gardiens de prison sont engagés dans leur plus grand mouvement de mobilisation en vingt-cinq ans. Au total, 130 des 188 prisons françaises ont été touchées à des degrés divers par le mouvement, selon la Direction de l’administration pénitentiaire.


Pendant la journée, jusqu'à 50 établissements ont été totalement bloqués dont 15 où les agents ont refusé de prendre leur service. Dans sept prisons, les forces de l'ordre ont dû remplacer des surveillants absents

NEGOCIATIONS


Les questions de sécurité, d'emploi et de rémunération devraient être au coeur des discussions que Nicole Belloubet mènera avec les principaux syndicats de la pénitentiaire (Ufap, FO et CGT) ce mardi à partir de 14H00 à la Chancellerie.


Depuis l'échec de premières négociations samedi, la ministre s'est investie personnellement dans ces discussions dans l'espoir d'éteindre cette vaste mobilisation. Mais une première rencontre lundi  n'a pas permis d'aplanir les divergences avec les gardiens de prison

BLOCAGE


Pour le huitième jour, les blocages reprennent dans les prisons. Les syndicats de surveillants veulent accentuer leur pression sur la garde des Sceaux, qu'ils doivent rencontrer de nouveau dans la journée, en début d'après-midi

DÉCEPTION

Urgent

NÉGOCIATIONS


Suite à l'échec de la première journée de négociations, les syndicats de surveillants appellent à poursuivre le blocage demain

NÉGOCIATIONS


Les discussions de mardi porteront sur les "créations d'emplois", "la sécurité des personnels" mais aussi "la question indemnitaire", revendication des syndicats qui n'avaient pas été abordée lors des précédentes réunions, a précisé la ministre devant la presse alors que les blocages de prison se poursuivent.

DISCUSSIONS


Nicole Belloubet espère un déblocage de la situation "le plus rapidement possible".

NÉGOCIATIONS


Les propositions faites par la ministre de la Justice ont été rejetées par les syndicats.

JUSTICE


La garde des Sceaux affirme que les propositions tournent autour :

- La sécurité et la formation à la sécurité

- la question des détenus radicalisés

- l'emploi avec la création de 1100 emplois supplémentaires

Urgent

DISCUSSIONS


Les négociations entre syndicats et ministère de la Justice se poursuivront demain, annonce Nicole Belloubet.

JUSTICE


À la sortie de sa réunion avec les syndicats, la garde des Sceaux apporte à nouveau "son soutien aux personnels pénitentiaires".

FOCUS


Ce lundi 22 janvier, les surveillants de prison poursuivent leur mouvement de revendications en bloquant les entrées et sorties de plusieurs établissements pénitentiaires. Mais alors que ces agents - qui n'ont pas le droit de grève - manifestent à l'extérieur de la prison, qui gère le quotidien des détenus enfermés dans leurs cellules ?

Colère des surveillants et prisons bloquées : et les détenus, dans tout ça ?

Colère des surveillants et prisons bloquées : et les détenus, dans tout ça ?

COUP DE GUEULE


Sur LCI, le secrétaire général du syndicat UFAP UNSA déchire les propositions de son syndicat sur la réforme de l'administration pénitentiaire. Il explique que c'est ce que font "tous les ministres de la Justice" avec leurs propositions "depuis 30 ans".

Urgent

BILAN


Dans un communiqué, le ministère de la Justice annonce que cet après-midi, 13 établissements ont "déposé les clés" (ndlr : font grève) et 10 établissements bloquent l'accès aux surveillants pénitentiers.

PRISON


Les syndicats de surveillants  pénitenciers et la ministre de la Justice se rencontrent actuellement à la Chancellerie pour parler du mouvement de grève et de leurs revendications.

SERVICE MINIMUM


Le saviez-vous ? Les gardiens de prison n'ont pas le droit de grève. Ils risquent donc des sanctions s'ils ne prennent pas leur service. En leur absence, les forces de l'ordre (les ERIS, des gardiens d'élite pour la paix dans les prisons) assurent un service minimum sur les repas et les promenades. Malgré tout, ce matin de gros retards étaient constatés au niveau des parloirs. 

#DÉTENUS

RENCONTRE


Finalement, conformément à la demande des syndicats, la ministre de la Justice recevra les interlocuteurs sociaux, ensemble, à 15 heures. Un point presse se tiendra à 16h30.  

Les négociations doivent reprendre, jeudi 25 janvier entre le ministère de la Justice et les syndicats pénitentiaires, alors que les mouvements de blocage de prisons se poursuivent un 11e jour pour protester contre les conditions de travail de cette profession. Ce week-end, un premier accord proposé par la Chancellerie, sans proposition de hausse de salaire pour les "matons", avait été renvoyé à son émetteur par les syndicats. Les réunions du jour doivent notamment porter sur le statut des gardiens de prison, sachant que l'Ufap était reçu en fin de matinée et FO, dans la foulée. 

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