Cinq gestes simples pour réduire votre e-pollution

Cinq gestes simples pour réduire votre e-pollution
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CONSEILS - Partenaire du Prix Entreprises pour l’environnement (EpE), LCI vous livre pendant un mois des articles autour de la thématique digital et environnement. Cette semaine, nous partageons avec vous des astuces pour réduire votre empreinte carbone lorsque vous utilisez internet.

Installé sur votre chaise de bureau ou dans votre canapé, vous vous dites sûrement en surfant sur internet que tout ce que vous faites n'a aucune incidence sur le monde extérieur. Et pourtant. En réalité, chaque clic, chaque mail envoyé, consomme de l'énergie. Beaucoup d'énergie. Depuis sa fabrication jusqu'à son utilisation, le matériel que vous utilisez a lui aussi une empreinte carbone assez lourde. Pour tenter de réduire votre impact, LCI vous fournit quelques astuces.

Garder le plus longtemps possible ses appareils électroniques

Pour limiter sa e-pollution, il faut d'abord prendre le problème à la source. C'est-à-dire limiter l'impact que peuvent avoir les équipements permettant de se connecter à internet. Pour fabriquer un ordinateur de bureau classique par exemple, Fujitsu a déterminé avec l'institut de recherche Bifa d'Ausbourg que l'empreinte carbone correspond à 339 kg de CO2. Soit l'équivalent de fabrication de 34.000 feuilles de papier de 80 g.


Garder son ordinateur le plus longtemps possible permet donc d'alléger un temps soit peu son bilan carbone. "De manière générale, utiliser un ordinateur plus longtemps et ainsi allonger sa durée de vie de 3 ans évite l’émission de 2,3 kg équivalent CO2 par an. Cette économie représente annuellement, à l’échelle de la France, un total d’émissions de CO2 équivalentes à environ 500 millions de km parcourus en voiture", écrit l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Éteindre aussi souvent que possible ses appareils

Mais au delà de la pollution engendrée par sa fabrication, un ordinateur continue de polluer de par son utilisation. S'il est allumé 8 heures par jour, il consomme environ 600 kWh par an. Soit de quoi faire fonctionner un congélateur de 200 litres pendant plus de trois ans. C'est entre 150 et 300 kWh par an pour un ordinateur portable. La box ADSL consomme de son côté entre 30 et 74 kW par an.


Afin d'économiser le plus d'électricité possible, la meilleure option est bien sûr de limiter le temps passé sur l'ordinateur et de le débrancher dès qu'il n'est plus utilisé. Concernant la box, l'Ademe conseille de l'éteindre au moins pendant la nuit.

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Économies d'énergie : comment peut-on réduire sa facture avec des gestes simples ?

Limiter de nombre de courriels envoyés

Lorsque vous envoyez un e-mail, celui-ci va passer par les câbles de votre fournisseur d'accès avant d'arriver à son data center, là où sont stockées toutes les données, puis transiter vers le data center de votre correspondant (en entammant certainement un tour du monde), avant d'arriver dans la boîte mail visée. Selon l'Ademe, cette opération consommerait 19 grammes équivalent CO2, s'il est accompagné d'une pièce jointe d'un méga octet. L'envoi de 33 courriels d'1 Mo à 2 destinataires par jour et par personne génère quant à lui des émissions équivalentes à 180 kg de CO2 par an. Ce qui correspond à plus de 1000 km parcourus en voiture, ajoute l'Ademe.


Pour limiter cette pollution, il est conseillé de restreindre les envois de messages électroniques et de cibler leurs destinataires. Dans le cas d'une réponse à un message groupé, mieux vaut donc sélectionner les destinataires de votre réponse et ne pas l'envoyer à tous si cela n'est pas nécessaire. Et surtout, évitez absolument les blockchains.

Réduire la taille de ses pièces jointes

La start-up Cleanfox, spécialisée dans le nettoyage des boîtes mails, conseille de compresser ses pièces jointes pour limiter "l'énergie consommée pour l'envoi et le stockage du mail". "Un mail contenant une pièce jointe de 20Mo génère 20g de CO2", explique-t-elle. Pour les fichiers très lourds, mieux vaut cette fois utiliser des outils "comme WeTransfer, qui ne stocke le fichier que quelques jours". Selon Cleanfox, le stockage d'un e-mail pèserait l'équivalent d'environ 10 grammes de CO2 par an. Rien de tel, donc, qu'un tri régulier dans sa boîte de réception.

Affiner ses recherches sur internet

Sur votre moteur de recherche, chacun de vos clics a également un impact sur la planète. Une requête Google génère par exemple l'équivalent de 7 grammes de CO2. A l'échelle individuelle, cela semble peu. Sauf qu'en France, chacun des 45,7 millions d’internautes effectue près de 1000 recherches par an. L'Ademe compare ces usages à l'émission d'environ 287.600 tonnes équivalent CO2, soit plus de 1,5 million de km parcourus en voiture.


Pour limiter vos clics, pensez à enregistrer les sites sur lesquels vous vous rendez souvent dans vos favoris. Vous pouvez également taper directement son adresse. Ces deux options divisent par quatre les émissions de gaz à effet de serre. Bon à savoir également : plus vous garderez votre ordinateur longtemps, moins vos requêtes sur le web auront un impact. "En passant de 4 à 7 ans d'utilisation, ils sont réduits d'environ 20 à 35%", assure l'Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie.

Entreprises pour l’Environnement (EpE), associée LCI, lance pour la 13e année consécutive, son appel à candidature pour le Prix Jeunes pour l’Environnement doté de plus de 10.000€. Cette année, les concurrents doivent réfléchir à la question suivante : "Digital et Environnement : quelles connexions ?"

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