Épreuves du bac 2021 : pourquoi les lycéens se mobilisent

Épreuves du bac 2021 : pourquoi les lycéens se mobilisent

ACTION - Depuis lundi, les appels à la mobilisation se multiplient dans le milieu lycéen pour demander que le bac soit évalué uniquement sur du contrôle continu. Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, doit rencontrer les syndicats cette semaine pour en discuter.

Le baccalauréat devra-t-il se passer en présentiel ? Pour plusieurs syndicats lycéens, il en est hors de question. Alors que le gouvernement souhaite maintenir l'épreuve de philosophie et le grand oral, l'Union nationale des lycéens (UNL), le Mouvement national lycéen (MNL) et la FCPE, principale fédération de parents d'élèves en France, appellent à la mobilisation pour réclamer la validation des examens par le contrôle continu.

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En refusant d'appliquer le contrôle continu, comme l'an passé, le gouvernement n'a pas pris toute la mesure de la détresse que connaissent nos enfants", dénonce dans un communiqué la FCPE. Selon le syndicat, passer des examens en présentiel "pénalise les jeunes qui n'ont pu avoir d'enseignants pour remplacer celles et ceux qui étaient malades", "discrimine" ceux qui n'ont pas pu suivre leurs cours en présentiel et "fait prendre à nos enfants le risque de se contaminer". Il appelle à un rassemblement de la communauté éducative mercredi devant l'Assemblée nationale.

De 100 à 200 lycées bloqués lundi

L'UNL, qui estime également que "les conditions ne sont pas réunies pour passer les épreuves dans de bonnes conditions", a appelé dimanche, avec le MNL, à des blocus dans les lycées à partir de lundi. Alors que le syndicat estimait lundi qu'environ 200 lycées avaient participé à l'opération, le ministère de l'Éducation a de son côté recensé "un peu moins de 100 blocages ou tentatives de blocage".

Une pétition en ligne demandant l’annulation des épreuves de fin d’année a par ailleurs récolté plus de 200.000 signatures en un peu plus d'une semaine. "La situation sanitaire dans laquelle nous sommes plongés depuis mars 2020, n’a pas permis aux lycéens encore une fois cette année, de  pouvoir préparer les examens dans les meilleures conditions. Nous reconnaissons que des efforts ont été faits dans l'aménagement de certaines épreuves ! Mais il faut ouvrir les yeux, ce n'est pas suffisant...", plaident les auteurs. 

Jean-Michel Blanquer prêt à faire des "aménagements"

Invité sur Europe 1 lundi, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a indiqué qu'il restait "ouvert" à de nouveaux "aménagements" pour la session 2021 du baccalauréat. "Mais je tiens quand même à ce qu'on ne passe pas au contrôle continu intégral", a-t-il cependant précisé, rappelant que les épreuves d'enseignements de spécialités avaient déjà été annulées en mars et remplacées par un contrôle continu. Dans ces conditions, le contrôle continu doit représenter 82% de la note finale de l'examen, l'épreuve écrite de philosophie et celle du grand oral correspondant aux 18% restants, selon le ministre.

"Sur les modalités, on va encore évoluer pour que ce soit le plus favorable possible pour les élèves", a affirmé Jean-Michel Blanquer, évoquant la possibilité que les élèves transmettent un message de leur professeur au jury de l'oral "pour signaler les parties du programme qui n'ont pas été vues" en raison des perturbations provoquées par la crise sanitaire. "Il y aura aussi d'autres mesures", a-t-il promis, précisant qu'il allait recevoir "cette semaine" les organisations syndicales et lycéennes pour en discuter.

En amont de cette rencontre, le Conseil Académique de la Vie Lycéenne (CAVL) de Paris a lancé une consultation auprès des élèves de Première et de Terminale sur les modalités de ces épreuves avec ce type de question : "Votre avis concernant les épreuves du BAC 2021 : Maintenir l'épreuve dans les conditions actuelles / Annuler l'épreuve au profit du contrôle continu / Mettre en place des aménagements." Ou encore : "Sur une échelle de 1 à 10, je dirais que les cours à distance se sont déroulés : 1 = très mal, beaucoup de problèmes majeurs et récurrents / 10 = très bien, peu de problèmes."

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À un peu plus d'un mois de la tenue de l'épreuve de philosophie, cette mobilisation est d'autant plus motivée que de nombreux établissements, comme le lycée Rabelais de Chinon (37), ont prévu cette semaine la tenue des épreuves blanches du baccalauréat. "Ça sera la seule note pour notre moyenne, alors qu'on était en distanciel", indique à La Nouvelle République Hugo, élève en terminale, lors du blocage de son lycée lundi. "À la maison, c'est parfois hyper compliqué pour travailler : il y a les frères et sœurs, les problèmes de connexion, certains n'ont pas d'ordinateurs. On se mobilise contre ces inégalités."

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