Espace : le "rêve de gosse" d'Alexandre, le grand gagnant du concours Rosetta

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UN TICKET POUR L'ESPACE – Alexandre Broust, 34 ans, assistera mercredi au premier atterrissage jamais tenté sur une comète depuis le Centre de contrôle des opérations spatiales de Darmstadt, en Allemagne. C'est ce jeune Français, "passionné d'astronomie", qui a trouvé le nom du site de la comète Tchourioumov-Guérassimenko sur lequel le robot Philae va tenter de se poser.

A 34 ans, il s'apprête à réaliser "un rêve de gosse". Mercredi, Alexandre Broust sera aux premières loges pour assister en direct au grand saut de Philae, l'atterrisseur largué sur une comète par l'orbiteur Rosetta : il suivra les événements depuis le Centre de contrôle des opérations spatiales à Darmstadt, Allemagne.

Ce Français a en effet remporté la semaine dernière le grand concours lancé en octobre par l'agence spatiale européenne pour trouver un nom à l'endroit, d'abord sommairement baptisé "site J", où le robot se posera sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko. Pas moins de 8000 personnes y ont participé dans le monde entier, et plus de 150 ont comme lui proposé "Agilkia". Une référence à l'Egypte, comme la sonde Rosetta et le robot Philae, qui tire son nom de l' île du Nil où a été trouvé l'obélisque dont les inscriptions ont permis à Champollion de déchiffrer la pierre de Rosette. Lorsque cette île a été engloutie par les eaux dans les années 1970, c'est sur sa voisine Aguilkia que ses temples ont été transférés. "C'est naturel de penser à elle quand on connaît Philae", explique-t-il modestement à metronews, oubliant de préciser que c'est aussi son petit texte d'argumentation qui a fait mouche auprès du jury.

La tête dans les étoiles

Ce concours, il y avait participé "par hasard" en visitant une exposition au siège du Centre national d'études spatiales à Paris. Mais celui qui "tout petit" observait les astres au télescope est resté un "passionné d'astronomie". Aujourd'hui maître de conférence en mathématiques à l'université du Mans, il assure même "parler tout le temps d'espace"» à ses étudiants lorsqu'il cherche des exemples concrets pour illustrer ses cours.

C'est donc tout excité qu'il se prépare à la journée de mercredi. "C'est une première historique ! J'ai l'impression de participer un peu à la conquête spatiale", s'enthousiasme-t-il. Se préparant toutefois à vivre les événements sans stress : "Je serai beaucoup plus détendu que les ingénieurs, moi j'y vais en observateur". Avec des étoiles plein les yeux.

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