France-Bulgarie : pourquoi les 5000 spectateurs étaient-ils installés dans une seule tribune ?

France-Bulgarie : pourquoi les 5000 spectateurs étaient-ils installés dans une seule tribune ?

ACCUEIL - Lors de la rencontre entre la France et la Bulgarie mardi soir au stade de France, les images d’un public compact dans les gradins ont suscité l’interrogation. Que dit le protocole sanitaire ? Pourquoi un tel choix des organisateurs ?

Un retour très attendu mardi 8 juin au stade de France, à Saint-Denis. Spectateurs et joueurs se sont retrouvés le temps d’un match amical opposant les Bleus à la Bulgarie, à une semaine de leur première rencontre de l’Euro face à l’Allemagne. Grâce à une dérogation accordée par le ministère des Sports, le match a pu se dérouler devant 5000 spectateurs triés sur le volet : soignants, policiers, familles des joueurs, mais aussi un millier de supporters.  

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Or, les images des gradins et de la répartition du public ont rapidement interrogé. En effet, sur une capacité de 80.000 places, une seule tribune basse du Stade de France accueillait ces spectateurs exceptionnels. Les téléspectateurs, restés devant leur poste de télévision, ont donc pu observer non sans surprise que les trois quarts des gradins avaient été laissés vides. "Stade de France, 80.000 places et ça a foutu les 5.000 mecs au même endroit. Des génies. Autant mettre 40.000 personnes", a par exemple ironisé un utilisateur de Twitter, alors que le sujet était beaucoup discuté sur le réseau social. Un autre y a vu un "exemple parfait de l’utilisation douteuse des jauges : hier au stade de France, autorisation de 5k spectateurs pour permettre une distanciation sociale optimale… pour, finalement, mettre TOUS les spectateurs sur le même côté du stade, serrés, sûrement pour le rendu à la télé…."

Alors, les spectateurs étaient-ils tous placés côte à côte pour la photo ou bien n’était-ce qu’un effet d’optique ? Sollicitée, la Fédération Française de Football (FFF) nous assure qu’un siège vide séparait les personnes présentes dans les gradins et que "ce dispositif, qui permettait de respecter toutes les règles de distanciation, d’organisation et de sécurité, a été validé par les autorités". Autrement dit, "3 431 spectateurs étaient répartis dans la tribune Est basse du Stade de France qui compte 7 000 sièges. Un siège sur 2 avait été gelé, avec un positionnement en quinconce. Chaque spectateur avait donc 1 siège vide autour de lui (devant, derrière, à droite et à gauche)". 

Pour accéder au stade, les spectateurs ont également dû se plier à des conditions bien définies en inaugurant le pass sanitaire, outil dégainé par le gouvernement pour les événements rassemblant plus de 1000 personnes. Comme l’explique la FFF dans un communiqué, "l’accès au Stade de France est soumis aux mesures strictes de sécurité sanitaire recommandées par le gouvernement. À partir de 11 ans, ces dernièr(e)s devront remplir les conditions du Pass Sanitaire qui sont les suivantes : test PCR ou antigénique de moins de 48h ; ou un schéma complet de vaccination ; ou une preuve de rétablissement (test positif), test RT-PCR ou antigénique de plus de 15 jours et de moins de 6 mois". Un pass sous forme de QR code ou en version papier était donc obligatoire pour franchir les portes du stade de France. 

Une ouverture de tribunes peu rentable ?

Autre mesure contraignante, les supporters ont dû rester assis tout au long du match, conformément au protocole en vigueur dans les stades et événements sportifs. "Chaque spectateur devait également porter un masque, respecter une distance d’un mètre avec les autres spectateurs durant tous ses déplacements, respecter son numéro de place et utiliser les bornes de gel hydro-alcoolique mis à disposition dans le stade", souligne la FFF.

Mais face à un stade presque vide, pourquoi ne pas répartir davantage les spectateurs, de manière à avoir l’image d’un public mieux étalé, entourant la pelouse ? Si l’argument peut être esthétique - une foule acclamant les joueurs ne pouvait être que plus belle à la télévision - il est assurément d’ordre financier. En effet, la mobilisation de stadiers, le personnel chargé de l’accueil et de la sécurité, nécessite une logistique lourde et un coût non négligeable, surtout lorsque la rencontre ne peut être rentabilisée par l’achat de milliers de billets. Le choix de ne pas ouvrir l’ensemble des tribunes pouvait donc s’entendre pour un match avec seulement 5000 spectateurs, invités qui plus est. 

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Cette question de la difficile répartition du public dans les gradins du stade de France s’était déjà posée il y a un an, en finale de la Coupe de France qui opposait le PSG à Saint-Étienne. De la même manière, les 2805 supporters avaient été répartis dans deux tribunes et non sur l’ensemble du stade. La FFF avait alors rappelé les règles sanitaires en vigueur et assuré qu’une distance d’un mètre avait été respectée entre chaque personne.

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