Euthanasie passive : les parents de Vincent Lambert fixés jeudi matin sur le sort de leur fils

Euthanasie passive : les parents de Vincent Lambert fixés jeudi matin sur le sort de leur fils

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FIN DE VIE - Les parents de Vincent Lambert, un tétraplégique en état de conscience minimale, ont saisi lundi la justice pour s'opposer au protocole de fin de vie de leur fils. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) rend sa décision mercredi matin.

Il est allongé sur son lit du CHU de Reims depuis cinq ans, en état de "conscience minimale". La justice dira jeudi matin si les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles de Vincent Lambert, ce jeune tétraplégique dont les parents refusent l'euthanasie passive, sont arrêtés.

Le corps médical, à la demande de l'épouse de cet homme de 38 ans, avait en effet décidé le week-end dernier de mettre fin à "l'acharnement thérapeutique" sur le patient, comme le prévoit la loi Leonetti de 2005. "Les réunions collégiales ont été des mascarades, jamais on ne nous a entendu et les médecins ont une nouvelle fois programmé la mort" de notre fils, avaient alors réagi sa mère et son père (épaulés par une sœur et un demi-frère de Vincent). Ces proches de mouvements catholiques intégristes avaient ensuite saisi lundi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Après une audience mercredi, au cours de laquelle la famille divisée s'est fait face, les neufs juges du tribunal se prononceront jeudi en milieu de matinée. Mais quelle que soit leur décision, un recours est susceptible d'être déposé par une des parties devant le Conseil d'Etat.

Une nouvelle loi pour 2014

Alors que Vincent Lambert, incapable de s'exprimer depuis l'accident de voiture qui l'a paralysé, multipliait des comportements d'opposition aux soins, "faisant suspecter un refus de vivre", les équipes soignantes avaient déjà engagé un premier protocole de fin de vie il y a neuf mois. Une décision prise en accord avec sa femme, présente quotidiennement à son chevet, et une partie de la famille. Mais les parents n'avaient pas été explicitement consultés.

Le 11 mai, la mère de Vincent avait donc, déjà, saisi le tribunal administratif. Elle avait obtenu que les médecins reprennent l'accompagnement thérapeutique. La nouvelle décision de justice ne manquera pas d'être regardée avec attention par les partisans et les adversaires d'une évolution de la législation sur la fin de vie, alors que François Hollande a promis lors de sa conférence de presse un projet de loi sur la possibilité d'une "assistance médicalisée pour terminer sa vie en dignité".

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