Évacuation de migrants à Paris, loi "sécurité globale" : nouveaux rassemblements ce mardi soir

Évacuation de migrants à Paris, loi "sécurité globale" : nouveaux rassemblements ce mardi soir

VIOLENCES - Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mardi 24 novembre dans le calme place de la République à Paris pour protester contre l'évacuation violente la veille d'un campement de migrants.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mardi 24 novembre au soir dans le calme dans plusieurs villes de France, notamment place de la République à Paris, pour protester contre l'évacuation violente la veille d'un campement de migrants. Des images diffusées sur les réseaux sociaux, ayant choqué jusqu'au ministre de l'Intérieur. 

Le journaliste Rémy Buisine était présent à ce second rassemblement ce mardi soir place de la République organisé "pour soutenir les réfugiés après l'évacuation violence du camp" au même endroit. La veille, il avait violemment été pris à partie par des policiers dans la nuit de lundi à mardi, alors qu’il couvrait cette installation d’un camp éphémère de migrants. Une enquête a été ouverte dans ce sens par le parquet de Paris.

A 20h, les organisateurs ont annoncé la fin du rassemblement à République, appelant les participants à rentrer chez eux dans le calme. Des tensions ont néanmoins éclaté à son issue.

Selon le journaliste Charles Baudry présent à la manifestation, "les forces de l’ordre nassent les derniers manifestants et les emmènent en direction du métro."

Heurts à Lyon et Bordeaux

Des manifestations ont également eu lieu dans le reste de la France, notamment à Lyon où des heurts ont éclaté devant le palais de justice des 24 colonnes dans le 5e arrondissement, selon nos confrères de Lyon Mag : "Le ton est finalement monté vers 20h et les forces de l’ordre ont dispersé la foule, puis ont pris soin de barrer les accès la Presqu’île en stationnant sur les ponts. Les derniers récalcitrants [...] étaient alors repoussés vers la station de métro Vieux-Lyon", rapportent-ils. 

A Bordeaux, quelques incidents ont éclaté dans la soirée après la dispersion du rassemblement. Des centaines de manifestants sont allés vers l’hôtel de police pour un long face-à-face, ponctué de slogans anti-police puis se sont dirigés vers le centre-ville, incendiant des poubelles et s'en prenant à quelques vitrines.

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Deux enquêtes ouvertes sur des faits de "violences" sur un migrant et sur un journaliste

Des associations d'aide aux migrants ont dénoncé des "scènes de violences inédites à Paris" et demandé au gouvernement une "concertation rassemblant l'ensemble des acteurs" en vue d'une "politique alternative pour rompre avec ces violences et permettre l'hébergement des personnes".

Deux enquêtes ont été ouvertes mardi 24 novembre par le parquet de Paris sur des faits de "violences" sur un migrant et sur un journaliste dont sont soupçonnés des policiers lors de l'opération de lundi soir. Parallèlement, dans l'après-midi, les députés ont adopté la proposition de loi par 388 voix contre 104 (et 66 abstentions). Témoignage de la tension autour de ce texte, un imposant dispositif de sécurité a été mis en place aux abords du Palais Bourbon à l'occasion du scrutin, alors que, à quelques kilomètres de là, le rassemblement de soutien aux migrants avait lieu place de la République.

L'article 24 de cette proposition de loi, adoptée mardi par l'Assemblée nationale, pénalise d'un an de prison et 45.000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" de membres des forces de l'ordre en intervention, quand elle porte "atteinte" à leur "intégrité physique ou psychique". 

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