Facebook : le Conseil de surveillance annule quatre décisions de modération prises par le réseau social

Facebook : le Conseil de surveillance annule quatre décisions de modération prises par le réseau social

DÉSAVEU - La "Cour suprême" de la modération de Facebook, instance indépendante chargée d’évaluer les décisions du groupe californien en matière de modération, a demandé au réseau social de restaurer quatre publications initialement supprimées.

Quels messages doivent être bannis des réseaux sociaux ? Ce jeudi, la "Cour suprême" de Facebook, chargée depuis décembre d’évaluer les décisions de la plateforme lorsque celle-ci en fait la demande, a annulé quatre décisions prises par le réseau social. Plusieurs publications, initialement bannies par la politique de modération des contenus, doivent désormais être restaurées.

Dans l’une d’elles, rédigée en français, un utilisateur regrettait la décision de l'Agence du médicament de ne pas autoriser l'hydroxychloroquine dans le cadre d’un traitement contre le Covid-19, et critiquait la stratégie sanitaire en France. Facebook avait alors jugé que la publication présentait "un risque imminent de danger physique", puisque l'internaute jugeait que ce médicament pouvait sauver des vies. Ce jeudi, le "conseil de surveillance" a demandé la restauration du contenu, et estimé que le règlement de la plateforme sur la désinformation et le danger physique imminent étaient "indûment vagues".

Le compte de Donald Trump fixé d’ici avril

Une autre publication, cette-fois postée sur Instagram, avait été supprimée pour nudité car elle contenait des photos de seins. Il s’agissait en réalité d’une campagne de sensibilisation contre le cancer du sein, immédiatement dans l'œil des algorithmes du réseau social. "S’il y avait eu une supervision humaine des décisions de modération, cela ne serait pas arrivé", déplore Helle Thorning-Schmidt, coprésidente de la Cour, dans des propos rapportés par Le Monde.

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Par ailleurs, le "conseil des sages" de Facebook a désavoué le groupe californien autour de deux autres publications. L'une avait initialement été jugée "haineuse" car elle évoquait les tensions en Birmanie, tandis qu'un autre utilisateur s'était vu supprimer sa citation d'un dirigeant nazi. "Dans plusieurs cas, les membres se sont demandés si le règlement de Facebook était suffisamment clair", indique le "conseil de surveillance", qui a également demandé au groupe de Mark Zuckerberg d’être plus transparent sur la façon dont il modère la désinformation.

Cette "Cour suprême" de Facebook, instance indépendante créée en décembre dernier et qui a le dernier mot sur les décisions, sera particulièrement attendue d’ici avril prochain. Le conseil devra alors trancher sur la suspension de Donald Trump de son réseau social. L’ancien président américain est banni depuis deux semaines après les émeutes du Capitole. Le conseil a 90 jours pour prendre sa décision.

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