"Fat-shaming" : Twitter appelle à boycotter Brandy Melville et sa politique de la taille unique

"Fat-shaming" : Twitter appelle à boycotter Brandy Melville et sa politique de la taille unique

RÉSEAUX SOCIAUX – Les incitations au boycott de la marque de vêtements italienne Brandy Melville sse sont multipliées ce week-end. En cause : sa politique de la taille unique qui encourage le "fat-shaming", selon ses détracteurs.

C'est la boutique préférée des ados. Depuis les années 2010, la marque italienne Brandy Melville habille les jeunes filles à la mode californienne, où elle a implanté ses premiers magasins. Dans ses rayons foisonnent mini-shorts, robes légères et crop-tops (comprendre hauts qui arrivent au-dessus du nombril)... le tout dans un esprit vintage très marqué. Les 13-17 ans adorent et s'y bousculent pour dépenser leur argent de poche, à tel point que la marque compte aujourd'hui une cinquantaine de magasins, disséminés entre les Etats-Unis et l'Europe, dont un à Paris.

Un succès bien réel quoiqu'un peu terni ce dimanche 12 juillet par une vague de protestations sur Twitter. Probablement encouragée par la période des soldes, la polémique est née en début de journée par le biais du hashtag #BoycottBrandyMelville, aussitôt repris par des milliers de twittos. Au cœur du problème  : la politique de la taille unique de la boutique. Car partant de ce principe du "one size fits most" - littéralement, une taille convient au plus grand nombre - la marque ne propose pas de vêtements dépassant la taille 36. Alors pour beaucoup, la collection de Brandy Melville apparaît excluante.

A LIRE AUSSI >> "Boudins", "sac d'os" : le corps des femmes toujours sous contrôle

Une politique qui rappelle le "fat-shaming", cette tendance qui consiste à délibérément mépriser les personnes en surpoids. Et Brandy Melville n'est guère la seule marque a être épinglée sur le sujet. En 2014 déjà, un appel au boycott des magasins Abercrombie and Fitch fleurissait sur les réseaux sociaux, à la suite d'une décision de la chaîne de ne plus produire des vêtements au-delà de la taille 40... parce que le PDG, Mike Jeffries, ne souhaitait voir que des "personnes minces et belles" arpenter les rayons de ses boutiques.

Résultat : l'enseigne a vu sa marge fondre comme neige au soleil et s'est vue obligée de fermer plusieurs magasins. Pour Brandy Melville, dont le marketing repose en grande partie sur l'influence des réseaux sociaux, cette polémique ne fait sans doute pas office d'un bon coup de pub. Contactée par metronews, la marque n'a donné suite à nos sollicitations.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Météo : 16 départements en vigilance orange aux orages, le Rhône en vigilance canicule

AstraZeneca annonce que son traitement anti-Covid est inefficace

EN DIRECT - Masque à l'école : il pourra être enlevé à la récréation mais pas dans les classes

Disparition de Delphine Jubillar : Cédric Jubillar, sa mère et son beau-père en garde à vue

Pourquoi Cédric Jubillar a-t-il été placé en garde à vue ?

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.