Femmes et enfants de djihadistes français en Syrie : des familles poursuivent l'Etat pour "détention arbitraire"

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JUSTICE - Des proches de femmes et d'enfants de djihadistes français récemment capturés en Syrie par les forces kurdes se retournent contre l'Etat français. Ils estiment que le gouvernement, en indiquant souhaiter qu'il soient jugés par les autorités locales, "contribue à la poursuite de ces détentions arbitraires".

Ils exigent leur rapatriement afin qu'ils soient jugés en France. Des avocats de femmes et d'enfants de djihadistes français récemment capturés par les forces kurdes en Syrie ont annoncé mercredi déposer plainte contre les autorités françaises pour "détention arbitraire" et "abus d'autorité".


Dans un communiqué,  les avocats Marie Dosé, William Bourdon, Martin Pradel et Marc Bailly constatent que toutes ces femmes parties sur zone font l'objet de poursuites judiciaires en France" et "qu'elles acceptent de faire face à leur responsabilité pénale dès leur arrivée sur le territoire français". 

Or, le gouvernement français a indiqué qu'il souhaitait qu'elles soient jugées par "les autorités locales" kurdes si les conditions le permettent. "Le Kurdistan syrien n'ayant aucune existence légale et ne disposant par là-même d'aucune institution souveraine, ces femmes et ces enfants sont tous détenus sans droit ni titre", affirment les avocats.


Les autorités françaises "contribuent à la poursuite de ces détentions arbitraires" et "exposent en outre ces mères et ces enfants à des risques évidents, notamment sur le plan sanitaire, dans une zone de conflit", ajoutent-ils, demandant au parquet de Paris de diligenter une enquête préliminaire.


Une quarantaine de djihadistes français adultes, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés en zone irako-syrienne, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie, d'après une source proche du dossier en France.

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