Fermeture du Val-de-Grâce : la mobilisation pour sauver l'hôpital s'organise

Fermeture du Val-de-Grâce : la mobilisation pour sauver l'hôpital s'organise

SANTE – La fermeture de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce (5e arrondissement) doit être officialisée mercredi. Pour contrer ce projet, la mobilisation s'organise au niveau des syndicats et des élus locaux.

"Un séisme". C'est ainsi que la Maire UMP du 5e arrondissement, Florence Berthoud, qualifie l'annonce de la fermeture de l'emblématique hôpital militaire du Val-de-Grâce, situé dans ce quartier. Ce projet, contre lequel la mobilisation s'organise, doit être officialisé mercredi par le ministre de la Défense.

Patients prestigieux , notamment des chefs d'Etat - l'établissement a accueilli François Mitterrand, Jacques Chirac et plus récemment Nicolas Sarkozy -, centre de formation hospitalier d'excellence... la réputation du Val-de-Grâce, d'une capacité de 350 lits, n'est plus à faire. Mais engagée dans un vaste plan d'économies, qui doit notamment se traduire l'an prochain par la suppression de 7500 postes, la Défense ne semble pas disposée à supporter le poids de la rénovation de l'établissement de soins qui n'a pas connu de "travaux majeurs depuis 1979", a déjà fait valoir Jean-Yves Le Drian. Selon la CGT, le coût de la remise aux normes du Val-de-Grâce est en effet estimé à 250 millions d'euros.

Les syndicats vont appeler à la mobilisation

D'ores et déjà élus locaux et syndicats s'organisent pour tenter de sauver l'activité de ce fleuron de la médecine militaire en pointe notamment dans les domaines de la radiothérapie et de la médecine nucléaire. Une pétition lancée par la mairie du 5e a déjà récolté un millier de signatures, tandis que les syndicats CGT et FO en tête ont décidé de s'unir dans ce combat et devraient appeler à la mobilisation autour du 23 octobre prochain. Seul le personnel civil de l'établissement, environ 400 agents, aide soignants, infirmiers, personnel de bureau, sont susceptibles d'y répondre. Les militaires, eux, étant contraints par leur devoir de réserve.

Mais Florence Berthoud prévient : "De hauts gradés très affectés, notamment en retraites, sont en train de se mobiliser". L'élue, qui rappelle notamment les efforts déjà effectués par l'hôpital, souligne en outre "les besoins énormes dans le domaine de la cancérologie auxquels répond l’hôpital", qui accueille aujourd'hui près 75% de patients civils.

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