Fin des feux rouges : "Moi je préfère, c’est une perte de temps en moins"

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PLUS DE VERT, ORANGE OU ROUGE - Bordeaux, Lyon et même Paris, commencent à envisager la suppression de tous les feux tricolores pour diminuer le nombre d’accidents sur la route. Abbeville fait figure de précurseur en la matière. Dans cette commune, il n’existe plus qu'un feu rouge et il devrait prochainement disparaître.

Dans les rues d’Abbeville, dans la Somme, une chose surprend au premier abord. Il n’y a plus de feux tricolores, ou plutôt, il n’y en a qu’un sur tout la commune de 26.000 habitants et cela ne devrait pas durer puisqu’il doit être prochainement retiré. Pourtant, 64.000 véhicules traversent quotidiennement la ville. Pour fluidifier la circulation, les ronds-points et les cédez-le-passage ont remplacé les dix carrefours à feu de signalisation. 


"Moi je préfère, c’est une perte de temps en moins", valide une automobiliste. Pour certains habitants, le temps d’adaptation a été compliqué mais cela n’a pas duré : "Au début, il fallait faire attention parce qu’il y avait peut-être des personnes âgées qui avait peur et qui ne savaient pas trop quand c’était à elles de passer. Mais maintenant, je trouve que ça roule beaucoup mieux et il n’y a presque pas d’accidents".

Bordeaux, Lyon et Paris s’y mettent

C’est en effet c’est argument qui a motivé Abbeville. En France, 10.000 accidents surviendraient chaque année sur des carrefours à feu, générant 1500 blessés et 150 tués. "Il n’y a plus la tentation de griller le feu rouge ou d’accélérer quand on le voit orange", estime une Abbevilloise. 


Les résultats sont encourageants. Les villes de Bordeaux et Lyon ont déjà commencé la chasse aux feux tricolores. Fin janvier, le Conseil de Paris a voté l’expérimentation de la suppression des feux de signalisation. La mesure interviendra dans un quartier de la capitale en 2018. 

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