Fleur, reine de Béziers : la nouvelle "Lolita de souche" de Robert Ménard ?

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QUEEN – A Béziers (Hérault), le maire apparenté FN Robert Ménard a élu le 4 juillet, avec plusieurs personnalités locales, la toute première "Reine" de la ville. Metronews a joint Fleur Nougaret, 100 % Biterroise d'origine, qui a pour mission de représenter les traditions de la ville. Un rouage de plus dans un plan com' parfaitement maîtrisé.

Béziers a un nouveau visage. Celui d'une jeune femme blonde aux yeux bleus, dont la famille habite la ville depuis plusieurs générations, élue "Reine" le 4 juillet dernier. Rien à voir avec une Miss qui arpente les podiums et s'envole vers les concours de beauté nationaux, non. Fleur Nougaret-Fischer a pour mission de représenter, du haut de ses 22 printemps, "l'identité Biterroise, ses traditions et sa culture", ainsi que le stipule le règlement de l'élection édité par le département Culture de la mairie . Pour être élue, la future reine devait être âgée de 18 à 24 ans, justifier d'une domiciliation à Béziers et être de nationalité française.

Fleur a donc été choisie par le maire en personne, des adjoints et des personnalités de la ville, dans un concours où beauté physique et connaissance de l'histoire et des traditions biterroises étaient jugées à critère égal. Etudiante en troisième année de droit à Montpellier, la jeune femme doit dorénavant faire acte de présence lors des férias, des fêtes médiévales et des vœux du maire. Autre engagement à respecter : "se comporter en toutes circonstances et en tous lieux avec grâce, élégance et dignité." En attendant, la voilà qui fait la une du Journal de Béziers, bulletin municipal dont Robert Ménard, apparenté FN, est le directeur de publication. Interviewée en première page, elle confie être tellement heureuse "que sa ville aille mieux".

Son élection est encore toute fraîche, mais le discours, lui, est déjà bien rôdé. Contactée par metronews, la jeune femme impose ses conditions avant d'accepter l'interview. Après avoir demandé l'autorisation à la mairie - comme le veut le règlement de la reine de Béziers - elle prévient d'emblée : elle ne parlera ni "politique, ni Front national, ni Robert Ménard", uniquement "d'une ville qui bouge, qui accueille les gens, qui va de l'avant".

Fan de chevaux et de Brigitte Bardot

"Personnellement, je ne suis pas fan des grandes villes. Je préfère vivre dans une cité à taille humaine, c'est plus agréable. Mes amis me disent souvent : 'à Béziers, rien ne se passe', mais ce n'est pas vrai", récite-t-elle. Et de poursuivre en comparant la quiétude de sa campagne natale à la grande Marseille, où elle a étudié pendant deux ans, "une ville pas très propre et où quelques-uns de (m)es amis se sont déjà fait agresser".

Et si la demoiselle se dit "pas intéressée par la politique", un coup d'œil sur sa page Facebook suffit pour comprendre qu'elle partage l'avis de son maire sur certains thèmes qui lui sont chers. Entre deux photos de chevaux - "sa passion numéro "1 - et quelques déclarations d'amour à Johnny Depp, on trouve en effet  des liens vers le groupe de "Soutien au bijoutier de Nice", une page intitulée "Je suis Français et fier de l'être" ou encore le site de la Fondation Brigitte Bardot s'insurgeant contre "la barbarie" et "le sacrifice sanglant de l'Aid-el-Kebir".

Alors qu'au mois de mai, le Journal de Béziers célébrait une "Lolita de souche" en la personne de Louane Emera, chanteuse et héroïne du film "La Famille Bélier", Robert Ménard a sans nul doute fini par dénicher là le nouveau visage d'une ville obstinément attachée à ses traditions.

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