Fourrure : une nouvelle vidéo choc de L214 dénonce les conditions d'élevage de lapins

Fourrure : une nouvelle vidéo choc de L214 dénonce les conditions d'élevage de lapins

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POLÉMIQUE - L'association L214, qui milite pour le bien-être animal, a épinglé ce mardi trois élevages et un abattoir du sud-ouest de la France. Objectif : dénoncer les traitements subis par des lapins, utilisés pour leur fourrure par des marques de luxe.

Poussins broyés vivants, poules couvertes de parasites, moutons écartelés… Depuis plusieurs années, les militants de L214 multiplient les images chocs pour interpeller l'opinion sur la condition animale. Leur dernière action en date ? Elle vise les traitements subis par des lapins, utilisés pour leur fourrure par des marques de luxe dans trois élevages et un abattoir du sud-ouest de la France.


Dans une vidéo diffusée sur Internet, l'association montre des lapins vivant dans de petites cages et qui, selon l'association, ne voient jamais la lumière du jour. En outre, certains d'entre eux sont blessés. D'autres sont atteints du "syndrome vestibulaire", qui les force à rester la tête tordue vers le sol. Le point commun entre ces lapins : tous sont des Orylag. L'Inra a mis au point cette race dans les années 1970, breveté la marque et confié son exploitation à la société coopérative agricole des éleveurs d'Orylag (CEO). Cette société élève ces léporidés pour produire de la viande haut de gamme ainsi que de la fourrure de luxe.

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"Ce lapin a un caractère agressif"

L214, qui a conduit son enquête entre septembre et novembre en Nouvelle-Aquitaine, annonce avoir porté plainte pour mauvais traitement à Niort et La Rochelle contre deux élevages et contre l'Inra, selon son communiqué. Interrogé par l'AFP, le parquet de Niort assure ne pas avoir enregistré de plainte de L214 mardi. De son côté, le président de la coopérative Orylag à Surgères (Charente-Maritime), Jean Boutteaud, "s'est dit assez surpris (..) de la façon dont L214 interprète les choses". Avant d'ajouter : "L'Orylag n'est pas un lapin de garenne, ni un animal de compagnie (...) il a des caractéristiques qui lui sont propres. On ne peut pas en effet le mettre dehors ou en extérieur. A partir d'un certain âge, il faut les mettre en cage individuelle, sinon ils se battent, il a un caractère agressif".


En outre, l'Institut national de recherche agronomique (Inra), qui a développé cette race de lapins et détient une unité d'expérimentation, a promis de mener "une mission d'inspection interne sur site sous 48 heures". L'Inra, qui fournit encore la semence aux éleveurs, a prévu de cesser son activité à l'été 2018, les éleveurs devant construire leur propre centre d'insémination. Contacté par l'AFP, l'organisme a relevé des "éléments choquants" dans les images obtenues, tout en doutant de la provenance de certaines et promet, après enquête, de "prendre les mesures correctives immédiates qui s'imposeraient".

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