Fraude à la SNCF : pas de billet, pas d'accès aux quais ?

Fraude à la SNCF : pas de billet, pas d'accès aux quais ?

TRANSPORTS – La SNCF doit annoncer d'ici quelques semaines son grand plan anti-fraude. Une des pistes envisagées est de fermer les quais au voyageurs qui n'auraient pas de titre de transport.

La SNCF a prévenu : le futur plan de lutte contre la fraude "sera musclé". Et les annonces, prévues à la fin du mois d'octobre, ne plairont certainement pas à tous les voyageurs. Il comportera "des petits éléments de gêne, mais c'est à ce prix-là qu'il faut protéger le service public", a ainsi annoncé jeudi le président de la SNCF, Guillaume Pepy.

Il faut dire que le rail français perd chaque année pas moins de 300 millions d'euros à cause de la fraude : 100 millions pour les Transilien en Ile-de-France, 100 millions pour les grandes lignes et 100 millions pour les TER. "On peut pas rester dans la situation où on est aujourd'hui, a commenté le président de la SNCF, Guillaume Pépy. Les mailles du filet et l'incivilité sont trop importantes."

Vers des amendes plus onéreuses

Pour y remédier, la SNCF va donc mettre les grands moyens. Une des hypothèses sérieuses de travail serait notamment de fermer les quais des TGV, en instaurant des postes de filtrage pour ne laisser passer que les passagers munis de leurs titres de transports. Un système qui existe déjà pour les ID-TGV et l'Eurostar et, à titre exceptionnel, pour certains TGV. La SNCF, contactée par metronews, refuse de confirmer que cette mesure sera mise en place même si on nous concède qu'il s' agit "d'une hypothèse sérieuse de travail, qui sera probablement retenue". "Les concertations ne sont pas terminées", ajoute-t-on, prudent.

Autre piste à l'étude : l'augmentation radicale du prix des amendes. La SNCF souhaiterait que l’amende forfaitaire passe au moins à 50 euros, voire plus, afin de dissuader davantage les fraudeurs, d'après Le Parisien. Actuellement, un voyageur sans billet doit débourser 25 euros en plus du prix du billet pour un trajet de plus de 100 kilomètres.

Si cette deuxième solution est facile à mettre en place, installer des "barrages filtrants" est moins aisé. Cela nécessite en effet des moyens humains supplémentaires : en plus du personnel déjà présent sur les quais pour informer les voyageurs, une équipe devra se charger de vérifier les titres de transport en amont. Et devra être en nombre suffisant pour laisser passer rapidement les centaines de passagers attendus à bord et ne pas créer de retard. Enfin, cette mesure risque de chambouler les habitudes des voyageurs. Il ne sera par exemple plus question d'accompagner mamie jusqu'à sa place de train, d'aider son ami à porter ses bagages ou de faire ses adieux à son-sa bien-aimé(e) jusqu'à l'ultime coup de sifflet. Mais, comme l'a dit Guillaume Pépy, il s'agit-là du "prix à payer pour protéger le service public".
 

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