Gel des augmentations automatiques des fonctionnaires : Peillon dément

Gel des augmentations automatiques des fonctionnaires : Peillon dément

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FONCTION PUBLIQUE - Le quotidien Les Echos a annoncé mercredi soir que le ministre de l'Education allait proposer d'arrêter l'automaticité de l'avancement dans la fonction publique. Contacté par metronews, son entourage a formellement démenti. Mais le projet pourrait être porté par un autre ministre...

L'annonce aurait l'effet d'une bombe. Le quotidien économique Les Echos a affirmé mercredi soir que le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, s'apprêtait à proposer "le gel des promotions et avancements automatiques" des fonctionnaires. Aussitôt contacté par metronews, l'entourage du ministre a "formellement" démenti l'information.

Petite incongruité, le ministre de l'Education allait, toujours selon Les Echos, proposer sa mesure pour les fonctionnaires dépendant non seulement de son ministère, mais aussi "de l’ensemble de la fonction publique"."Mais la fonction publique ne relève pas des compétences du ministre !", s'exclament ses services. C'est en effet du domaine de Marylise Lebranchu.

1,2 milliard d'économies par an

Alors, si Vincent Peillon s'en défend, sa collègue s'apprête-elle en revanche à monter au créneau ? Voire le Premier ministre lui-même ? La tentation est grande... Si l'on en croit la Cour des comptes , la mesure permettrait en effet 1,2 milliard d'euros d'économies par an (dont 424 millions rien que pour les personnels enseignants). Une sacrée somme, alors que le Conseil stratégique de la dépense publique cherche en ce moment même, sous l'égide de l'Elysée, où raboter les 50 milliards de dépenses publiques que François Hollande a promis d'économiser d'ici à 2017 .

Reste que l'option est très risquée pour l'exécutif. Les bonnets rouges et la "Manif pour tous", passe encore, mais voir les fonctionnaires descendre dans la rue représente le cauchemar d'un gouvernement de gauche ! Or ceux-ci ont déjà été mis en alerte par une déclaration de Marylise Lebranchu, qui le 16 janvier a indiqué que le point d'indice - référence pour calculer leur paye, gelé depuis 2010 - ne serait pas réévalué cette année. Un premier manque à gagner qui a déjà bien échauffé les esprits. La branche fonction publique de la CGT a d'ailleurs appelé les agents à cesser le travail à l'occasion d'une journée nationale d'action interprofessionnelle organisée... ce jeudi.

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