"Pas là pour se faire cogner" : les pompiers réclament des mesures d'urgences après la mort de l'un des leurs

SOCIÉTÉ

STOP - Après le décès d’un jeune sapeur-pompier, mardi, agressé par l’homme auprès duquel il intervenait, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers réclame une formation face aux situations violentes et l’accompagnement systématique par les forces de l’ordre lors de certaines interventions à risques.

#TouchePasAMonPompier. Jamais le cri d’alerte de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) n’aura eu autant d’écho que dans le drame qui a touché tous les pompiers, mardi à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). Un jeune sapeur de 27 ans, Geoffroy Henry, a été agressé et poignardé à mort par un homme en crise de démence chez lequel il était intervenu en compagnie de deux autres collègues, dont un a également été grièvement blessé lors de l’intervention.

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"Les sapeurs-pompiers sont là pour sauver et non pas pour se faire cogner", clame la FNSPF dans un communiqué, rappelant que les hommes et femmes sapeurs-pompiers interviennent en moyenne toutes les 7 secondes en France pour des missions diverses de secours d’urgence, aux personnes comme aux biens ou à l’environnement. "Ils accomplissent leurs missions avec courage et abnégation dans des conditions très souvent périlleuses et difficiles, pour lesquelles ils risquent parfois leur vie pour sauver celle des autres." Un drame qui met en lumière une "dure réalité", selon les secours…

En 2016, les déclarations d’agression ont progressé de près de 18 %, touchant 2.280 sapeurs-pompiers, note la Fédération qui déplore "la multiplication des situations difficiles, voire violentes : incivilités, insultes, dégradations de matériels, agressions physiques (qui) font désormais malheureusement quasiment partie du quotidien." 

Trois revendications principales

Pour cesser de voir ces chiffres progresser, la FNSPF en appelle aux autorités avec trois principales revendications :

- La création de plateformes communes uniques de traitement des appels pour optimiser le traitement de l’alerte, la détection et la prise en compte des risques de violence, avec des équipes spécifiquement formées afin d’éviter les transferts et pertes de temps comme d’informations. La Fédération souhaite aussi l’instauration du numéro unique européen d’urgence (112).

- L’accompagnement systématique des équipes de sapeurs-pompiers par les forces de l’ordre lors d’intervention présentant un risque.

- La formation des équipes aux situations violentes et à leur détection pour leur propre sécurité et celles des autres.

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