Gérard Collomb : "Sept attentats ont été déjoués depuis le début de l'année"

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SÉCURITÉ - Dans un entretien à "Ouest-France" publié ce vendredi, le ministre de l'Intérieur a réaffirmé que la menace terroriste ne faiblissait pas en France. Preuves à l'appui : sept attentats ont été déjoués depuis le début de l'année, a-t-il précisé, dont deux grâce à des perquisitions administratives.

Gérard Collomb est bien décidé à défendre son projet de loi antiterroriste, appelé à prendre le relais de l'état d'urgence dès le 1er novembre. A ceux qui l’accusent de vouloir transposer l’État d’exception dans le droit commun, le ministre de l'Intérieur a rappelé, dans un entretien publié ce vendredi dans Ouest-France, que la menace terroriste était toujours bien présente sur le territoire. Et les faits sont là : ainsi, il a déclaré que sept attentats avaient été déjoués depuis le début de l'année, dont deux grâce à des perquisitions administratives. 

Equilibre entre la nécessité de protéger les Français et la préservation des libertés individuelles- Gérard Collomb

Dans ce contexte, Gérard Collomb a estimé dans le quotidien régional que la loi sur la sécurité votée mardi 18 juillet par le Sénat "vise un équilibre entre la nécessité de protéger les Français et l'exigence absolue de préservation des libertés individuelles". Ce texte, désormais examiné à l'Assemblée nationale, propose de transcrire dans le droit commun plusieurs dispositions de l'état d'urgence comme les assignations à résidence, les bracelets électroniques ou encore l'interdiction de rencontrer certaines personnes.

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Les 160 perquisitions administratives menées depuis six mois "ont permis de déjouer deux attentats", a ajouté le ministre de

l'Intérieur. "Voilà pourquoi nous avons besoin de conserver un dispositif autorisant les préfets à procéder rapidement à des

vérifications".

Gérard Collomb a précisé par ailleurs que son ministère participera à hauteur de 370 millions d'euros à l'effort d'économies demandée par le gouvernement pour cette année. "Un certain nombre de dépenses seront rééchelonnées dans le temps mais sans toucher aux choix d’investissements essentiels, ni à l’opérationnel. Par exemple, l'activité des services de renseignement n’est pas concernée", a-t-il déclaré.

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