Goodyear : la direction d'Amiens-Nord refuse de négocier tant que la séquestration continue

Goodyear : la direction d'Amiens-Nord refuse de négocier tant que la séquestration continue

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SOCIAL – Alors qu'une réunion doit se tenir mardi matin sur la situation dans l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, la direction du site a fait savoir qu'elle refusait de négocier avec les salariés tant qu'ils retenaient séquestrés deux cadres dirigeants.

Le bras de fer se poursuit. Alors que les salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord séquestraient toujours mardi matin deux responsables dans une salle de réunion, la direction du site a annoncé qu'elle refusait de négocier tant que les cadres étaient retenus par les employés de l'usine. Le directeur de production de l'usine, Michel Dheilly, et le directeur des ressources humaines (DRH), Bernard Glesser, bloqués depuis lundi matin, ont passé la nuit sur le site que le groupe de pneumatique américain a décidé de fermer.

Les deux dirigeants "ont à manger, à boire à volonté. Ils ont leurs portables, communiquent avec leurs familles. Ils sont libres de leurs mouvements dans l'usine, mais ne peuvent pas sortir du site", a expliqué le délégué CGT Mickaël Mallet, ajoutant qu'entre 100 et 150 salariés avaient également passé la nuit sur place. "Si on les laisse partir, c'est comme si on n'avait rien fait", a poursuivi le représentant.

"Aux États-Unis, on appellerait ça un kidnapping"

Le provocateur PDG de Titan International, qui s'est positionné pour racheter l'usine d'Amiens-Nord, Maurice Taylor, s'est indigné mardi de la situation en cours à l'usine d'Amiens-Nord. "Aux États-Unis, on appellerait ça un kidnapping. Ces gens seraient arrêtés et poursuivis. C'est un crime très sérieux, vous risquez la prison à vie. Mais en France, votre gouvernement ne fait rien, ça paraît fou", a-t-il affirmé au micro d'Europe 1.

Après avoir épuisé les recours juridiques, le délégué CGT Mickaël Mallet et les salariés veulent obtenir des primes de licenciement "qui soient au minimum sur les bases du plan de départs volontaires", abandonné en 2012, et des congés de reclassement allongés.

Une réunion devait se tenir en milieu de matinée dans les locaux de l'inspection du travail d'Amiens entre représentants du personnel, représentants de l'Etat et de la direction.

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