Grève des Aéroports de Paris du 1er au 5 juillet : des avions "tout au plus retardés", selon le PDG

Grève des Aéroports de Paris du 1er au 5 juillet : des avions "tout au plus retardés", selon le PDG

VACANCES - Le premier week-end de grand départs estivaux sera marqué par une grève des salariés du groupe Aéroports de Paris (ADP), qui protestent contre une baisse de leurs salaires. Invité sur RTL ce mardi, le PDG, Augustin de Romanet, affirme que tout sera fait "pour qu'aucun avion ne soit annulé".

Opposés à des baisses de salaire, les salariés du groupe Aéroports de Paris (ADP) seront en grève du 1er au 5 juillet. Invité ce mardi matin sur RTL, le PDG d'ADP, Augustin de Romanet, a assuré que tout sera fait "pour qu'aucun avion ne soit annulé", cette période coïncidant avec le premier week-end de grands départs estivaux. "Il s'agit d'une grève des personnels qui sont au sol et notre effort visera à ce que les avions soient tout au plus retardés" et que le mouvement "ne vous empêche pas de partir", a-t-il affirmé. "Il n'est pas question pour nous d'avoir des inconvénients pour les passagers qui excèdent ce qui serait raisonnable", a-t-il ajouté.

Retrouver "le modèle social extraordinaire d'ADP"

L'ensemble syndicats du groupe demandent le retrait du plan d'adaptation des contrats de travail (PACT), contre lequel s'est prononcé le CSE le 21 mai et qui prévoit la suppression de certaines primes. En cas de refus, les salariés s'exposent à un licenciement par le biais d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Ce plan vise à "retrouver le modèle social extraordinaire d'ADP", alors qu'"ADP "a connu un sinistre comme jamais nous n'avions connu dans l'histoire des aéroports : 80% de chiffre d'affaires" perdus en 2020, témoigne Augustin de Romanet sur RTL.

Bien qu'il considère ce mouvement de grève "légitime", le PDG souhaite des salariés "un effort de solidarité, avec une ligne rouge, pas de licenciements contraints". Pour compenser les pertes du groupe, Augustin de Romanet considère qu'il existe trois solutions : "soit je fais payer le contribuable, soit je fais payer le passager, soit je demande un effort de solidarité sans licenciement. C'est la voie que j'ai choisie." Les baisses de salaires seront compensées au-delà de 7%, a-t-il promis, affirmant que "88% de nos collaborateurs ne perdront pas plus de 4%" de leur rémunération.

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Affecté comme tout le secteur du transport aérien par l'effondrement du trafic induit par la crise sanitaire, le groupe ADP a perdu 1,17 milliard d'euros en 2020 et engagé une réduction de ses effectifs de 11%. "Lorsque le trafic reprendra, il n'y a aucune raison pour que les collaborateurs d'ADP ne retrouvent pas le modèle (social) qui est le leur", a encore assuré son PDG ce mardi.

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