Grève des femmes de chambre au Park Hyatt Vendôme : le palace fait des propositions mais le mouvement se poursuit

Grève des femmes de chambre au Park Hyatt Vendôme : le palace fait des propositions mais le mouvement se poursuit

Société
DirectLCI
GRÉVE - Après plus de six semaines de conflit social au Park Hyatt Vendôme, rue de la paix à Paris, le prestigieux palace a fait plusieurs propositions aux femmes de chambre en colère. "Des propositions pas intéressantes" jugent-elles : la grève est reconduite.

Le conflit social dure depuis six semaines. Fin septembre, des femmes de chambre et employés en sous-traitance au sein du prestigieux hôtel Hyatt Paris Vendôme entamaient une grève devant l'entrée du palace, rue de la paix, afin de réclamer de meilleures conditions de travail.


Vendredi 9 novembre, par voie de communiqué, la direction du Park Hyatt Paris Vendôme et la société de sous-traitance (STN) qui embauche ces femmes de chambre, a fait part de deux propositions "pour sortir du conflit". D'une part, le palace propose "au moins 15 postes de femmes de chambre en CDI au sein du Hyatt Regency Paris Etoile (un autre hôtel du groupe, ndlr) destinés aux salariés STN affectés au Park Hyatt Paris Vendôme". La direction poursuit : "Les femmes de chambre qui se porteront candidates pourront intégrer l'enseigne Hyatt, sans avoir à effectuer de période d'essai et en conservant leur ancienneté." Par ailleurs, la société STN propose à ses salariés  la signature "d'un avenant à leur contrat de travail comportant une garantie d'emploi de trois ans contre toute mesure de licenciement, sauf faute grave et inaptitude physique".

"Des plaisanteries plutôt qu'autre chose"

Pour rappel, les salariées en sous-traitance portent depuis le début du conflit sur des revendications précises. Elles souhaitent d'abord être intégrées au sein des équipes Hyatt, au sein de l'hôtel Paris Vendôme. Concernant les employées qui travaillent d'ores et déjà dans le groupe, elles demandent une revalorisation des salaires à hauteur de 3 euros supplémentaires par heure. Des demandes qui ne coïncident pas aujourd'hui avec les propositions de la direction. Une gouvernante, gréviste de la première heure, y voit "une plaisanterie plus qu'autre chose". "Les postes proposés ne sont pas au Hyatt Vendôme mais au Hyatt Regency, or ce sont les salaires les plus bas" dit-elle à LCI. Elle termine : "Ils ne nous ont rien proposé d'intéressant, la grève est reconduite, on est toujours rue de la paix."


De son côté, le palace espère par ces propositions "réinstaurer un climat de confiance et de sérénité pour que la situation revienne à la normale".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter