Routiers : "effarés" après avoir rencontré la ministre et le patronat, les syndicats menacent toujours

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Réforme du code du travail

NÉGOCIATIONS - Au sortir d’une réunion avec la ministre des Transports Elisabeth Borne et le patronat, les syndicats de routiers ont décrit des discussions "très tendues" et souhaitent de poursuivre leurs actions contre la réforme du travail.

Ils n’ont "rien obtenu de concret" et parlent même de "coup de tonnerre" après leur réunion avec la ministre des Transports et le patronat. Les syndicats de routiers ayant rencontré Elisabeth Borne (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) à propos de l’application de la réforme du code du travail ont appris "avec stupeur que les ordonnances venaient impacter les frais de route" des conducteurs.

Des indemnités (repas, nuitée...) qui peuvent représenter jusqu’à "1000 euros par mois sur la fiche de paie pour un conducteur zone longue" selon la CGT, entre "600 et 1 200 euros" en fonction du type de mission selon FO. Celles-ci peuvent être remises en cause par les ordonnances, puisque "toutes les primes" étant garanties par les conventions collectives sont susceptibles d’être renégociées entreprise par entreprise. Il en va de même pour les primes d’ancienneté et le 13e mois dans le transport de voyageurs, a expliqué à l’AFP un représentant de la CFDT.

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Le patronat ne veut rien lâcher- Patrice Clos, Force ouvrière

D’après les syndicats, une demande a été faite pour que ces primes soient sanctuarisées, en vain. La CFDT a quitté la réunion, pointant des "discussions très tendues avec un patronat qui ne veut lâcher absolument rien". 

De son côté, la ministre a indiqué via un communiqué avoir pris acte que de "nouveaux sujets sont apparus lors de la discussion. (…) Ces sujets vont être expertisés et le dialogue doit se poursuivre dans un esprit constructif et responsable". Les frais de déplacement seront au centre de cette expertise, poursuit le communiqué.

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Routiers : Pourquoi ça ne prend pas ?

Remettre un grand coup dès la semaine prochaine- Jérôme Vérité, CGT

Une nouvelle rencontre est prévue le 4 octobre entre syndicats et fédérations patronales (qui ont quitté le ministère sans faire de commentaires). D’ici là, la CGT a affirmé qu’elle imaginait "remettre un grand coup dès la semaine prochaine" mais souhaite faire "le tour des troupes" avant de décider de la suite du mouvement. FO a indiqué qu’elle "n’appelle pas à lever la grève". La CFDT et la CFTC ont menacé d’une grève à partir du 10 octobre. 

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