Grève du mardi 14 juin : les policiers sur le qui-vive avant la manifestation anti "loi Travail"

Grève du mardi 14 juin : les policiers sur le qui-vive avant la manifestation anti "loi Travail"

POLICE – Des consignes "très claires" ont été passées aux forces de l’ordre pour la manifestation du mardi 14 juin, a annoncé le préfet de police. A Paris, 130 interdictions de manifester ont été prises. En raison du contexte de l’Euro 2016, les policiers ont prévu de fouiller préventivement les manifestants. Les "casseurs" vont aussi être surveillés de près. Autospie d'une opération de maintien de l'ordre jugée "à risque".

La journée anti loi Travail du 14 juin est jugée à haut risque par les forces de l'ordre. Et ce pour plusieurs raisons. D’abord par la mobilisation, qui sera au moins aussi importante que les journées des 9 et 31 mars. Aussi, en raison du contexte de l’Euro 2016. Enfin, parce que les opposants violents au projet de loi n’ont pas prévu de laisser les forces de l’ordre au chômage technique. La manifestation nationale anti "loi Travail", qui doit rallier en début d’après-midi la place d’Italie à l’esplanade des Invalides, va être surveillée de très près par les policiers.

Des renforts importants
A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Une vingtaine de compagnies de CRS et d’escadrons de gendarmes mobiles vont être déployés tout au long du cortège. "Les organisateurs prévoient l’arrivée d’environ 450 bus. C’est plus que d’habitude", indique à metronews un policier. Face à une manifestation que Philippe Martinez, le leader de la CGT, espère " énorme ", le dispositif va être aussi considérablement musclé par des policiers en civil des différents services de la préfecture de police. Les autorités prévoient jusqu’à 50.000 manifestants.

Des interdictions de manifester
Michel Cadot, le préfet de police, a interdit à 130 personnes de manifester. L’arrêté vise, selon lui, des individus qui "constituent un risque de menace et un risque de violences" et qui ont "fait l’objet soit d’un jugement", soit "d’une comparution judiciaire dans l’attente d’un jugement à venir" pour des dégradations ou des violences au cours de précédents défilés. Ces personnes n’auront pas le droit de se trouver ce mardi après-midi sur le parcours et aux abords de la manifestation. Une mesure qu’il a reconnue comme "assez inhabituelle, assez massive". Le préfet de police a par ailleurs annoncé que les exfiltrations de casseurs seront une priorité. "Il s’agira de faire preuve d’initiative et de rapidité", a-t-il indiqué à la presse.

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Un long parcours
Le parcours de la manifestation est lui aussi relativement inédit. Le cortège parcourra 5,5 km, une distance supérieure à celle des précédents parcours. Il traversera des quartiers où sont présents des ministères et s’achèvera sur l’esplanade des Invalides. "C’est une place facile à sécuriser, aérée, avec peu d’issue possible", nous souffle un CRS qui sera ceardi "sur le terrain". L’ordre de dispersion est prévu pour 19h.

Des supporters de foot dans le cortège ?
Outre les "casseurs", l’absence de match dans l’agglomération parisienne ce mardi risque de compliquer la tâche des forces de l’ordre. Les policiers craignent que certains d’entre eux, alcoolisés, ne se mêlent au cortège tout au long du parcours. Conséquence, l'accès à la "fan zone" du champ-de-Mars, qui se situe à proximité de l’itinéraire, va être plus difficile. Dès 14h, "un périmètre d’isolement sera mis en place", a annoncé la préfecture de police. Une conjonction des risques qui rend cette nouvelle manifestation particulièrement "sensible".

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