Lyon, Marseille, Lille... importante grève des transports publics dans près de 130 villes ce vendredi

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MOBILISATION - Les transports urbains sont perturbés ce vendredi, dans près de 130 villes, mais pas à Paris ni en Ile-de-France. Six syndicats appellent à la grève après des négociations infructueuses avec le patronat sur les salaires et les parcours professionnels.

Près de 130 villes sont concernées par une grève des transports urbains, vendredi. La plupart des grandes villes du pays sont touchées, mis à part Paris. Six syndicats ont appelé à cette grève après une négociation infructueuse avec le patronat sur les salaires et les parcours professionnels. 50.000 salariés sont concernés par cette grève, qui durera 24 heures.

Les prévisions de trafic dans les grandes villes

À Lille, des fortes perturbations sont à prévoir sur le réseau de bus. Détails à lire sur la page de Transpole.


À Bordeaux, de fortes perturbations sont prévues. Détails à lire sur la page des TBM.


À Marseille, de fortes perturbations sont prévues. Détails à lire sur la page de la RTM.


À Grenoble, de fortes perturbations sont prévues. Détails à lire sur la page des TAG.


À Nice, de fortes perturbations sont prévues. Détails à lire sur la page des Lignes d'azur.


À Lyon, le trafic sera "quasi normal". Détails à lire sur la page des TCL.


À Montpellier, peu de perturbations annoncées. Détails à lire sur la page des TAM.


Selon les syndicats, le taux de grévistes est de 70% à 80% à Marseille, 70% à Avignon, 75% à Dijon, 70% à Toulon, 60% à Grenoble, 50% à Bordeaux, 52% au Havre, 24% à Tours, 80% à Nancy, 70% à Pau, 80% à Béziers, 50% à Montpellier. À Lyon, la mobilisation serait assez faible. 

Les raisons de la grève

Les organisations CFDT, CGT, FO, Unsa, CFTC et CFE-CGC ont regretté que l'Union des transports publics (UTP) "soit restée sourde à la plate-forme revendicative unitaire". Elles réclamaient notamment la mise en place d'un dispositif de fin de carrière (un temps partiel avec une rémunération bonifiée) pour les salariés ayant notamment 15 ans d'ancienneté, l'instauration de congés d'ancienneté, la revalorisation de la grille salariale conventionnelle et la création d'un 13e mois dans la branche.


"Nous appelons l'UTP à revoir ses positions afin d'ouvrir des droits conventionnels nouveaux d'un haut niveau social", ce qui permettra de "sortir de la spirale concurrentielle actuelle dont aujourd'hui les salariés paient le prix", ont-elles indiqué.

L'appel à la grève concerne l'ensemble des entreprises de transport urbain en province, une branche de quelque 50.000 salariés, estiment les syndicats. Aucune nouvelle rencontre n'est prévue dans l'immédiat avec l'UTP. La prochaine séance de négociation sur les salaires a été fixée au 14 février prochain.


"C'est une conception archaïque du dialogue social et ce n'est pas un signe d'ouverture pour tenter d'éviter la situation conflictuelle", alors que "cela fera 3 ans que les salaires conventionnels de la branche n'ont pas connu d'évolution", ont regretté les syndicats.

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