Harcèlement de rue : Marlène Schiappa annonce les premières amendes en septembre

Harcèlement de rue : Marlène Schiappa annonce les premières amendes en septembre

PROJET DE LOI - La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes prévoit l'application de la loi de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dès l'automne. D'ici quelques mois, le harcèlement de rue sera ainsi puni d'une amende. Une façon "d'abaisser le seuil de tolérance" pour la ministre.

"Il sera établi qu'importuner, suivre, menacer une femme... est interdit", a annoncé Marlène Schiappa au Parisien, dimanche 29 juillet. Quelques jours après la diffusion virale de la vidéo d'une jeune femme qui est frappée au visage en pleine rue après avoir répondu à son harceleur, la secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les  hommes estime qu'il y a "urgence". Elle annonce que la loi de lutte contre les violences sexistes et sexuelles entrera en vigueur dès l'automne.

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Un projet qu'elle porte depuis février 2018, présenté comme "une réponse politique à la liberté des femmes de circuler librement dans l'espace public". Le but, entre autres : verbaliser le harcèlement de rue. 

Volonté d'empêcher la "gradation de violences"

C'est après avoir répondu à l'agression verbale de son agresseur que le harceleur a décoché à la jeune femme de 22 ans un coup à la tête. La vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux caractérise une agression physique, punie par la loi. C'est précisément pour empêcher une "gradation de violences" comme celle-ci que la loi verbalisera le harcèlement de rue. 

"En interdisant le harcèlement de rue, en sanctionnant par une amende de classe 4 (entre 90 et 750 euros) les outrages sexistes, on abaisse le seuil de tolérance" explique dimanche Marlène Schiappa. "Il s'agit de poser un interdit social clair et l'accompagner de pédagogie", poursuit-elle. Alors que les premières amendes seront appliquées à l'automne, la ministre a prévu en outre une "campagne massive contre le harcèlement" à la rentrée.

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Les victimes ne doivent plus porter la responsabilité du témoignage- Marlène Schiappa

Autre objectif de la loi de lutte contre les violences sexistes et sexuelles : inciter les témoins d'agressions à se manifester pour identifier les harceleurs, et les faire condamner.  Marlène Schiappa appelle par exemple les personnes qui ont assisté à des scènes d'agressions "lors de la coupe du monde" à témoigner, alors que nombre de victimes ont témoigné sans oser porter plainte, de peur de n'être pas prises au sérieux. "Les victimes ne doivent plus porter la responsabilité du témoignage", assène-t-elle. 

La secrétaire d'Etat explique enfin qu'elle compte concentrer plus d'efforts sur les quartiers de "reconquête républicaine" : près des gares, des transports à Paris comme en Provence. "Il y a urgence", termine-telle. 

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