Harkis : Macron élève une vingtaine d'anciens combattants dans l'ordre de la Légion d'honneur

Harkis : Macron élève une vingtaine d'anciens combattants dans l'ordre de la Légion d'honneur

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MÉMOIRE - Le président a promu des anciens combattants harkis et des représentants d'associations de harkis dans l'ordre de la Légion d'honneur et l'ordre du Mérite par un décret paru ce vendredi au Journal Officiel. Un geste jugé insuffisant par les harkis qui demandent "le pardon".

Une tentative d’apaisement. Emmanuel Macron a promu des anciens combattants harkis et des représentants d'associations de harkis dans l'ordre de la Légion d'honneur et l'ordre du Mérite par décret du jeudi 20 septembre paru ce vendredi au Journal Officiel. Un nouveau geste dans le travail mémoriel sur la guerre d'Algérie, jugé toutefois insuffisant par les harkis qui demandent "le pardon".


Par décret du 20 septembre paru au Journal officiel vendredi, six anciens combattants harkis et la cofondatrice d'une association de harkis deviennent chevaliers de la Légion d'honneur. Quatre personnes sont en outre élevées au grade d'officier de l'ordre national du Mérite et quinze autres au grade de chevalier du même ordre, majoritairement représentantes d'associations ou fédérations. Onze vont recevoir la médaille militaire.

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Journée nationale d'hommage aux harkis

Bien sûr, une décoration ça fait toujours plaisir et honneur", a réagi Boaza Gasmi, président du Comité national de liaison des harkis (CNLH). Mais, ajoute-t-il sur France Info, "notre combat, pour être franc, c'est une vraie reconnaissance et une vraie réparation". "Nous méritons le pardon", a-t-il affirmé. "Aujourd'hui le plus jeune harki a 80 ans. C'est un peu tard".Il aurait fallu, selon lui, que les harkis soient insérés dans la vie sociale de façon à pouvoir réussir et éviter "la souffrance (...) sur trois ou quatre générations". Ce comité réclame également "une véritable loi qui reconnaisse que la France de l'époque a volontairement abandonné la communauté harkie" en Algérie en 1962, alors que le groupe de travail a préconisé une simple résolution parlementaire.


Le calendrier de cette annonce est tout sauf anodin : le Comité national de liaison des harkis (CNLH) avait réitéré la semaine dernière sa volonté d'aller plaider sa cause devant les tribunaux internationaux s'il n'obtenait pas satisfaction auprès de l’État pour le préjudice subi à la fin de la guerre d'Algérie. Le comité avait ainsi décidé de patienter jusqu'au 25 septembre pour d'éventuelles annonces du gouvernement lors de la Journée nationale d'hommage aux harkis.


A la fin de la guerre d'Algérie (1954-1962), 60.000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l'armée française ont été admis en France après les accords de paix. Les autres - entre 55.000 et 75.000 selon les historiens - ont été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.

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