Fermeture de la mosquée de Clichy : une prière de rue organisée devant la mairie pour protester

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MANIFESTATION – Un millier de fidèles musulmans ont participé ce vendredi à une prière de rue organisée devant la mairie de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) pour protester contre la fermeture de leur lieu de culte. De légers incidents ont éclaté. Mercredi, la police avait évacué de force la mosquée, qui doit être transformée en médiathèque.

La situation était sous tension ce vendredi à Clichy-la-Garenne. De légers incidents ont éclaté dans l’après-midi dans la commune des Hauts-de-Seine après qu’un millier de fidèles musulman ont participé à une prière de rue organisée devant la mairie. Leur objectif : protester contre la fermeture cette semaine de leur lieu de culte. Mercredi en effet, la police avait évacué de force la mosquée, qui doit être transformée en médiathèque. 

Réunies dans le calme aux environs de 13H, entre 1200 et 2000 personnes (respectivement selon la police et les organisateurs) ont écouté le prêche de l'imam et les diverses interventions sur une petite place faisant face à l'Hôtel de ville. Le tout sous bonne garde des CRS et de leur propre service d'ordre. 

"On va continuer jusqu'à ce que le maire trouve une solution"

"Nous demandons au maire un lieu (de prière) digne et une solution définitive pour les musulmans clichois. Restez unis, solidaires et réclamez votre droit dans le calme et loin de tout débordement", a exhorté l'un des imams de la mosquée fermée, cheikh Abdoulhakim Badaoui. "On va continuer à faire ça (ndlr : des prières dans la rue, devant l'ancien lieu de culte ou la mairie) jusqu'à ce que le maire trouve une solution digne, qui réponde aux besoins des musulmans" de Clichy, a indiqué quant à lui Hamid Kazed, président de l'Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC).     

Problème : après un long bras de fer entre la mairie Les Républicains (LR), qui veut donc faire du lieu une médiathèque, et l'UAMC, qui la gérait et refusait de quitter les lieux malgré une décision d'expulsion, une résolution du conflit semble plus que jamais improbable. Car si le maire Rémi Muzeau, élu en 2015, avait parallèlement inauguré en mai un nouveau lieu de prière dans sa ville, l'UAMC le juge excentré et trop exigu. Avant sa fermeture, la précédente mosquée accueillait, selon les jours, entre 3000 et 5000 fidèles. 

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