Hérault : le maire de Saint-Bauzille-de-Putois démissionne contre l'arrivée de 87 migrants

PROTESTATION - Le maire de Saint-Bauzille-de-Putois a démissionné pour protester contre l'arrivée de 87 réfugiés de Calais dans sa commune, imposée par la préfecture.

Après une semaine de polémique dans la commune de Saint-Bauzille-de-Putois, le maire Michel Issert a démissionné, vendredi 21 octobre. Une démission qui intervient après l'annonce de la préfecture que cette bourgade de l'Hérault allait "accueillir" 87 des 207 réfugiés de Calais déplacés dans ce département.


Selon le préfet, ces réfugiés, des personnes majeures et célibataires, ne resteront que 9 mois maximum dans un "centre d'accueil et d'orientation" (CAO) de cette commune de 1800 habitants. "On fait ça dans notre dos", regrette M. Issert à France 3 Languedoc-Roussillon. "C'est ingérable pour une commune comme la nôtre et c'est inéquitable à l'échelle du département", confiait-il au Midi Libre.

J'ai écrit au préfet pour lui dire que Saint-Bauzille était une terre d'accueil et que nous acceptons bien sûr de discuter avec les services préfectoraux sous réserve que le préfet ne nous impose pas un diktat.Michel Issert

"Fin de non-recevoir"

Michel Issert a envoyé une lettre à ses administrés pour leur exposer sa position. Il a également mis à disposition une "urne" pour que les citoyens donnent leur avis sur la situation. Pour acter sa démission, le maire (sans étiquette) doit encore envoyer une lettre recommandée au préfet, qui a un mois pour l'accepter ou non.


La préfecture de l'Hérault a entrepris ce samedi 22 octobre des discussions pour "apaiser la situation". "Des négociations sont en cours sur le nombre de migrants prévus, qui était le point qui cristallisait les tensions", explique une source préfectorale. "Mais le maire a toujours dit que sa commune était une terre d'accueil". Ce maire qui expliquait malgré tout avoir reçu "une fin de non-recevoir".

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