Il n'y aura pas de menus sans porc à la cantine de Chalon-sur-Saône

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JUSTICE - Le tribunal administratif de Dijon a rejeté ce jeudi le recours contre la suppression du menu sans porc dans les cantines de Chalon-sur-Saône. Une décision qui intervient après une vive polémique, pas forcément évidente à comprendre. Metronews vous réexplique tout.

Recours, suppression, rejet, il y a de quoi s'y perdre... Ce jeudi, le tribunal administratif de Dijon a annoncé le rejet du recours contre la suppression des menus de substitution dans les cantines scolaire de Chalon-sur-Saône. Pour faire simple, si du porc est servi dans les cantines de la ville, les élèves de confession juive ou musulmane ne bénéficieront plus d'un menu alternatif : ils devront faire sans viande, ou déjeuner chez eux.

Polémique chez Les Républicains

Cette décision de justice intervient à la suite de l'annonce en mars dernier par Gilles Platret, maire Les Républicains de Chalon, de la suppression des menus sans porc dans les cantines de sa ville à partir de la rentrée prochaine, au nom du "principe de laïcité". Laquelle avait fait polémique, y compris dans son propre camp : Nicolas Sarkozy et l'aile droite du parti soutenaient en effet l'édile, contrairement à d'autres responsables dont le président du groupe à l'Assemblée, Christian Jacob.

Le tribunal administratif de Dijon avait été saisi en référé par la Ligue de défense judiciaire des musulmans, présidée par l'avocat Karim Achoui, afin d'annuler cette décision. Ce recours a donc été rejeté ce jeudi. Satisfait, le maire de Chalon-sur-Saône a parlé de "première victoire pour la laïcité" sur son compte Twitter.

Une décision surtout symbolique, pour le moment

Pour l'heure, les conséquences de cette décision sont en fait limitées. Comme l'explique Info-Chalon , la mairie a obtenu gain de cause en fournissant au tribunal les menus déjà programmés de la rentrée scolaire jusqu'aux vacances d'automne. Sur ces deux mois, une seule tranche de jambon, qui sera servie le 15 octobre, pouvait faire polémique. Aucun plat contenant du porc ne sera donc servi en dehors de cette date.

"Eu égard au contenu des menus proposés aux enfants et aux mesures d’information mises en place à l’attention des familles, l’accès aux services de restauration scolaire de l’ensemble des usagers y compris les enfants de confession musulmane ne paraît pas compromise", a expliqué le tribunal, indiquant qu'il "n’apparaît pas que la décision contestée serait susceptible de porter une atteinte suffisamment grave à un intérêt public".

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