#ILoveNice : comment Nice tente de faire revenir les touristes

La ville de Nice lance une campagne pour redorer son image.
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TOURISME - Après la Côte d’Azur cet été, la Ville de Nice vient de lancer l’opération "#ILoveNice", pour tenter d’enrayer la baisse de fréquentation qui a suivi, après les attentats du 14 juillet dernier sur la promenade des Anglais.

"J’aime Nice, parce que c’est ici qu’on trouve les plus beaux vieux immeubles !" "J’adore Nice, parce que c’est une ville cosmopolite qui défend sa culture et protège son patrimoine" "Nice, ses senteurs, couleurs, festivités, ses cigales !" Depuis ce matin, vous vous demandez (ou pas) pourquoi vous voyez fleurir sur votre fil d’info twitter tant de déclarations d’amour à la Ville préférée des Anglais ?

Allez, on vous aide : la Ville de Nice a en effet lancé ce mercredi 7 septembre une grande opération "#ILoveNice, vous aimez Nice ? Faites le savoir !" L’idée : relancer la destination, qui a souffert après les attentats du 14 juillet dernier. Après le nécessaire deuil, voici donc venu le temps de la reconstruction. 

"Répandre les énergies positives"

Pour ce faire, la campagne choisie se veut légère, ludique, positive et fédératrice. Les internautes sont invités à dire sur les réseaux sociaux, via le hashtag #ILoveNice, ce qu’ils aiment dans cette ville, ce qu’elle représente pour eux. Et mentionner un de leurs amis, pour qu’il fasse la même chose. "Quoi de plus fort que de créer une chaîne de solidarité pour fédérer et répandre les énergies positives ?", indique le communiqué de presse de la Ville. "Nice est toujours aussi belle, aussi resplendissante, et demeure un havre de paix pour qui veut venir gouter à la douceur de vivre de la french Riviera".

 

Premier à dégainer, l’animateur Jean-Marc Généreux, qui, dans une petite vidéo a expliqué la démarche. 

Fans de l’animateur ou pas, les internautes ont plutôt suivi. Et posté sur les réseaux sociaux des photos qui sentent bon le soleil, les cigales, l’apéro au rosé…

La démarche fait même philosopher certains à coup de citations quelque peu… "jean-claude-vandamesques".

Il est encore trop tôt pour savoir l’impact économique véritable qu’auront eu les attentats sur la destination. Mais il est sans doute inévitable. Et l’enjeu est fort, alors que le tourisme sur la Côte d’Azur représente 11 millions de visiteurs et 150 000 emplois.

Le 1er septembre dernier, le président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur Christian Estrosi a dressé un premier état des lieux : "Aucun marché n’a été frappé par des annulations massives en juillet, comme cela avait pu être le cas après les attentats de Paris", a-t-il estimé. Le taux de fréquentation des musées de la ville semble identique aux années précédentes ; aucune annulation de grande manifestation n’a encore été mentionnée en matière de tourisme d’affaires. En revanche, d’après Atout France, organisme de développement touristique, le taux d’occupation dans les hôtels de la ville aurait chuté de 20, 5%, comparé à la même période (14 juillet-10 août) l’an dernier. 

Le traumatisme a éloigné les Azuréens des restaurants

Au niveau de la région, c’est une baisse de fréquentation touristique estimé à 10%, soit une chute du chiffre d’affaires de l’ordre de 20 à 25%, selon des données croisées, au 23 août dernier. La chute a surtout touché les centres urbains et l’hôtellerie moyenne et haut de gamme. Des chiffres qui ne prennent cependant en compte que l’hébergement et les transports, "alors que le traumatisme vécu par les Azuréens les a également éloignés de la fréquentation des restaurants et commerces, entraînant des impacts souvent plus marqués encore", estime cependant le Comité régional du tourisme.

La campagne de Nice menée sur les réseaux sociaux fait écho à celle lancée par la Région Côte D’Azur, pendant l’été. L’idée : relustrer la "marque" Côte d’Azur, notamment via le hastahg #CotedAzurNow diffusé sur les réseaux sociaux, où professionnels et habitants étaient invités à "diffuser une image positive de la Côte d’Azur". Le tout couplé à des actions sur le web, des campagnes de promotion dans les médias, ainsi qu’un plan d’action à l’international. Mais pour les acteurs locaux, c’est aujourd’hui "l’ensemble de la destination France qui est aujourd’hui grandement fragilisée", ils appellent en conséquence à "un grand plan de relance de la destination France". 

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