Interdiction des vieilles voitures à Paris : "Le calendrier sera respecté"

SOCIÉTÉ

POLLUTION – Comme pour les bus et les poids lourds l’été dernier, des restrictions de circulation entreront en vigueur dès le 1er juillet à Paris et concerneront les véhicules immatriculés avant 1997. Une mesure anti-pollution qui ne s’appliquera cependant pas à tous. Etes-vous concerné ?

La deuxième phase du plan anti-pollution d’Anne Hidalgo, prévoyant une restriction de circulation des véhicules immatriculés avant 1997 à Paris entrera en vigueur le 1er juillet. Annoncée l'année dernière, cette mesure n'avait plus été évoquée depuis. A trois mois de sa mise en place, où en est le projet et qui concerne-t-il ? 

Contactée par Metronews ce lundi, la mairie de Paris assure que "le calendrier sera bien respecté" et que "le contrôle se fera de façon aléatoire sur la carte grise" du lundi au vendredi de 8 à 20 heures. "On procède aux restrictions de circulation des véhicules les plus anciens avant d'aller progressivement vers les plus récents. C'est ce qui avait été annoncé", précise l'Hotel de Ville. Mais cette restriction qui concerne déjà les poids lourds et les bus immatriculés avant 2001, crée la polémique au sein des collectionneurs.

Deux dérogations envisagées

Des négociations sont cependant engagées avec la Fédération de véhicules d’époque (FFVE) qui espère passer outre ces restrictions. Si les modalités ne sont pas encore clairement définies, la mairie explique que les propriétaires de véhicules de plus de 30 ans, détenteurs d’une carte grise "collection" pourraient ne pas être concernés. Sur ce point, "les discussions avec la mairie et la préfecture de police sont en bonne voie", se réjouit Alain Guillaume, président de la FFVE, cité par  20 Minutes

En outre, une seconde dérogation concernerait les "véhicules de plus de 30 ans utilisés dans le cadre d’une activité commerciale touristique", comme les Citroën 2CV servant à promener les touristes dans la capitale.

"Ces deux dérogations sont envisagées mais le sujet est encore en cours de discussion", explique une responsable des transports à la mairie de Paris. Selon Christophe Najdovski, adjoint en charge des Transports, de la Voirie, des Déplacements et de l’Espace public, "ces mesures fonctionnent déjà en Allemagne. La France est en retard sur le sujet. On a un problème de santé publique, il faut agir. Les Français doivent pouvoir utiliser une mesure alternative aux véhicules polluants." S'ils ne respectaient pas cette mesure, les automobilistes s'exposeraient à une amende de 35 euros. 

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La cause des "youngtimers"

Reste un dernier problème, soulevé par les propriétaires des "youngtimers" (ou jeunes anciennes), ces voitures âgées entre 20 et 30 ans (Peugeot 205, Renault Super 5, etc.) Lésés par ces mesures anti-pollution, ces derniers ont lancé une pétition en ligne qui a déjà récolté 13.000 signatures et ont prévu de manifester le 17 avril prochain. Pour Christophe Najdovski, "s’il n’y a que des dérogations, le plan anti-pollution cesse d’exister". Pour autant, la parole des "youngtimers" semble avoir été entendue puisque l’Hôtel de ville assure qu'à l'heure actuelle "le sujet est en cours de discussion".

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