Interdire Facebook, Snapchat ou Instagram avant 16 ans ? "Rien n'est fixé"

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POLÉMIQUE - Le gouvernement pourrait fixer la "majorité numérique" à 16 ans pour accéder aux réseaux sociaux, dont Facebook. Avant cet âge, il faudrait l'autorisation des parents pour s'inscrire. Contacté par LCI, le secrétariat d'Etat au Numérique tente de dégonfler la polémique.

Le gouvernement, par l’intermédiaire de la garde des Sceaux et du secrétaire d’Etat au Numérique, a présenté son projet de loi relatif à la protection des données personnelles. Une obligation pour la France qui doit se mettre en adéquation avec une directive européenne, votée en 2015, et dont la mise en place démarre en mai 2018. 


Une des mesures proposées a particulièrement retenu l’attention. Cette future législation imposerait  notamment la mise en place d’un contrôle parental obligatoire pour permettre aux mineurs de moins de 16 ans de s’inscrire sur Facebook, Instagram ou Snapchat, réseaux sociaux particulièrement prisés des adolescents.

"Rien n’est fixé"

Depuis mercredi, c’est l’aspect du projet de loi relatif à la protection des données personnelles qui fait le plus parler et ça peut se comprendre. Pour autant, le secrétariat d’Etat chargé du numérique, co-responsable de cette proposition de loi, l’affirme : "rien n’est fixé". 


Contactée par LCI, le cabinet du secrétaire d'Etat nous a confié que rien n’était gravé dans le marbre. "Pour l’instant, ce n’est qu’une proposition et elle sera discutée dès février à l’Assemblée nationale", nous affirme-t-on. Le chiffre de 16 ans, qui fixerait la "majorité numérique", au lieu de celui de 13 fixé par les différents réseaux sociaux, est ouvert à la négociation. "Nous ne sommes pas fermés sur ce chiffre. Mais ce sont les députés qui seront le plus à même de nous faire remonter l’avis du terrain", concède le cabinet de Mounir Mahjoubi.

"Protéger les jeunes"

Quel que soit la décision finale sur l’âge de la "majorité numérique", le secrétariat d’Etat chargé du Numérique, comme l’a fait la garde des Sceaux Nicole Belloubet mercredi, tient à rappeler que cette mesure ne se veut pas liberticide mais qu’elle sert à "protéger les jeunes". "De plus en plus, les jeunes sont confrontés à des fakes news (ndlr : fausses informations) sur les réseaux sociaux. Malheureusement, ils n’ont souvent pas la capacité ou le réflexe à leurs jeunes âges d’aller vérifier la véracité d’une information. C’est pourquoi il faut les protéger."


"L’ouverture de ce débat est importante dans notre société et que je pense qu’elle va aussi permettre des discussions bénéfiques au sein des foyers sur les réseaux sociaux et leur utilisation", espère le secrétariat d'Etat.


Sans aucun doute, la proposition devrait continuer à faire parler dans les semaines à venir…

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