Avortement : le premier confinement a fait baisser les IVG en 2020

Avortement : le premier confinement a fait baisser les IVG en 2020

IVG - Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse a baissé en 2020, selon une étude de la Drees publiée mardi. Et tout particulièrement dans le sillage du premier confinement.

La crise sanitaire et son impact sur la natalité. Selon une étude de la Direction de la Recherche des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (Drees), le nombre d'interruptions volontaires de grossesse a baissé en 2020. En particulier en mai et juin, probablement en raison d'une baisse des conceptions pendant le premier confinement.

Dans le détail, 222.000 avortements ont été enregistrés l'an dernier, en baisse de 11.000 par rapport à 2019 (-4%), selon la Drees. Ainsi, 14,9 femmes sur 1.000, âgées de 15 à 49 ans, ont eu recours à une interruption volontaire de grossesse, contre 15,6 pour 1.000 en 2019.

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Une "crainte d'une saturation des hôpitaux"

La baisse des IVG a été particulièrement marquée "en mai et juin 2020 et dans une moindre mesure en juillet, tandis que leur nombre est resté stable en mars et avril", pendant le confinement. "Cette baisse s'explique probablement par une baisse des conceptions durant le premier confinement" car les statistiques de l'Insee font état d'une baisse du nombre de naissances fin 2020 et début 2021, observe la Drees.

"Ainsi le premier impact du confinement serait une baisse concomitante du nombre de grossesses, qu'elles soient ou non désirées", relève la Drees. Autre enseignement de cette étude : c'est parmi les femmes âgées de 20 à 29 ans que les IVG sont les plus fréquentes, avec des taux de 25,7 pour mille parmi les 20-24 ans et 27,1 pour mille pour les 25-29 ans. Le taux de recours à l'IVG a reculé l'an dernier pour toutes les femmes de moins de quarante ans et encore plus pour les 18-25 ans.

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En outre, le nombre d'IVG réalisées en établissements de santé a reculé de 170.000 en 2019 à 154.000 en 2020. En raison de l'épidémie de Covid, de nombreuses IVG ont été transférées en médecine libérale. "La crainte d'une saturation des hôpitaux" a conduit à orienter les femmes "vers le secteur libéral pour leur IVG", rappelle la Drees. "En plein confinement, le maintien du nombre des IVG en ville alors que leur nombre chute dans les établissements hospitaliers peut aussi s'expliquer par la peur d'être contaminée" à l'hôpital.

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