"J’ai décidé d’être stérile", le webdoc qui brise le tabou de la stérilisation volontaire des femmes

"J’ai décidé d’être stérile", le webdoc qui brise le tabou de la stérilisation volontaire des femmes

WEBDOC - Des journalistes ont donné la parole à trois femmes qui ont fait le choix de la stérilisation définitive. Une pratique encore peu connue et, surtout, mal perçue dans le monde médical.

Elles sont trois Françaises à témoigner. Avec leurs mots, Kim, Sophie et Cha décrivent comment l’idée d’avoir un enfant relève de la terreur, à quel point "une grossesse serait horrible" à leurs yeux et combien la pilule contraceptive leur pèse, tel "un médicament à prendre tous les jours pour soigner une maladie". Dans le webdocumentaire "J’ai décidé d’être stérile", réalisé par les journalistes Hélène Rocco, Sidonie Hadoux, Alice Deroide et Fanny Marlier, ces jeunes femmes sans enfant racontent leur choix de la stérilisation volontaire.

Un document touchant et humain, publié sur le site des Inrocks à l’approche de la journée mondiale pour le droit à l'avortement, ce lundi 28 septembre. Avec ce but premier : briser un tabou tenace. "L’année dernière, nous sommes tombées sur un reportage qui parlait de ces couples qui ne voulaient pas d’enfant, confie à metronews Fanny Marlier. L’une des femmes interviewée était stérilisée et sur les réseaux sociaux, les attaques envers sa personne montraient une violence incroyable ! Après quelques recherches sur le sujet, on a compris que ce thème était complètement méconnu. Moi-même, je ne savais pas que cette pratique était légale en France."

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"Pas un gynéco qu'il vous faut, mais un psy!"

Elle l’est pourtant, depuis la loi de 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. Une femme, à partir du moment où elle est majeure, peut donc demander la stérilisation, après un délai de réflexion de quatre mois, et ce même si elle n’a jamais eu d’enfant. Mais ce que la loi permet, la conscience des médecins ne l’autorise pas toujours. En poussant la porte des cabinets médicaux, elles sont plusieurs à se voir rétorquer : "ce n’est pas d’un gynéco dont vous avez besoin, mais d’un psy."

Les avis de ces médecins réticents, les auteures du webdoc ont voulu les retranscrire, pour "donner des billes au lecteur, afin qu’il se fasse sa propre opinion sur cette pratique radicale", irréversible. Pour certains, c’est "une atteinte à la dignité de la personne". Pour d’autres, c’est une affirmation de la liberté de disposer de son corps.

"Ces femmes ne demandent pas à être comprises, elles veulent seulement voir leur décision respectée, il est important de montrer que cette pratique n’a rien de monstrueux", poursuit la jeune journaliste qui a jugé utile de rappeler, au cours de cette enquête, que si seules 4% des Françaises pratiquent la stérilisation, il s’agit pourtant de la méthode de contraception la plus pratiquée à travers le monde.

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