"Je n'ai jamais vu ça" : la colère de Guillaume Pepy face à un appel de la CGT à "désorganiser le travail" à la SNCF

TRANSPORTS - Les syndicats prévoyaient jusqu'ici deux jours de grève sur cinq lors du mouvement social qui débute au mois d'avril. Selon "Le Parisien", un mail interne à la CGT appellerait officieusement à une "désorganisation du travail les jours travaillés". Le patron de la SNCF a réagi vivement mercredi sur RTL. La CGT, elle, a démenti.

"Je n'ai jamais vu ça." Le patron de la SNCF Guillaume Pépy a réagi vivement, mercredi sur RTL, à l'information révélée par Le Parisien selon laquelle un mail interne à la CGT appelle à renforcer le mouvement social prévu à partir du mois d'avril contre le projet de réforme du gouvernement. 


Selon Le Parisien, ce mail interne à la CGT-Cheminots a été envoyé samedi dernier à des militants de la zone Paris-Sud-Est et appelle à aller au-delà du mouvement officiel de deux jours de grève sur cinq prévu par l'intersyndicale. 

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"Désorganiser le travail"

Selon ce courrier  consulté par Le Parisien, l'auteur estime que "la désorganisation du travail devra se faire également sur les jours ouvrés". Il ajoute : "Mais je ne vous en dis pas plus sur ce mail, je pense que vous avez compris où l'on veut en venir". 


De quoi susciter la colère de Guillaume Pépy. "C'est bien pire qu'une grève du zèle", a lancé le patron de la SNCF, qui avait sous les yeux le mail en question. "Cette phrase, 'je ne vous en dis pas plus', c'est qu'on s'apprête à lancer des actions pas légales... Des actes de malveillance, porter atteinte aux installations ? L'auteur doit s'expliquer. L'immense majorité des cheminots ne se reconnaît pas dans ces menaces. Je n'ai jamais vu ça. Ce n'est pas la SNCF."


Interrogé par Le Parisien, l'auteur du message a assuré qu'il ne s'agissait "en aucune manière de préparer des actes de sabotage". En revanche, il a confirmé plaider pour une grève du zèle, qui consistera à "appliquer scrupuleusement le règlement". "Par exemple, si le programme du conducteur prévoit un terminus à telle gare, pas question d'aller au-delà si la direction le demande", ajoute-t-il. La grève perlée à la SNCF pourrait durer jusqu'à juin. 

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