"Je ne suis pas Charlie" : le club de basket condamné pour licenciement abusif

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BASKETBALL – Mis à la porte de son club en février pour avoir retweeté un massage à propos de l'attentat contre Charlie Hebdo, le jouer Aking Akingbala a gagné son procès en première instance.

Non, on ne peut pas licencier un basketteur professionnel pour un simple retweet. Akin Akingbala, pivot nigérian de l'équipe de Rouen, a gagné jeudi le procès contre son employeur, qui l'avait mis à la porte le 17 février pour un message repris sur le réseau social Twitter. Celui-ci, écrit à l'origine par un journaliste britannique, disait en anglais "Je ne suis pas Charlie, je suis Ahmed, le policier mort. Charlie a ridiculisé ma foi et je suis mort en défendant son droit de le faire. #JesuisAhmed".

Le retweet n'avait pas du tout plu au Rouen Métropole Basket, qui avait alors licencié Akingbala, invoquant le "non-respect des clauses de son contrat de travail". Pour le joueur, en revanche, il ne s'agissait que d'un prétexte. Il avait donc décidé d'attaquer son équipe devant la justice, pour demander le paiement des salaires dus jusqu'à la fin du contrat ainsi qu'une indemnité pour compenser le préjudice subi.

Contacté par metronews, son avocat expliquait début juin que "le club estimait qu'il n'avait pas le niveau". "L'équipe de Pro A de Rouen voulait se séparer de lui depuis plusieurs mois, il a pris l'argument de ce retweet pour le faire". Jeudi, la justice a donc donné raison au joueur, et condamné son club à lui verser 50.000 euros. Celui-ci peut toutefois encore faire appel de la décision.

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