"Je vus, tu vus" : l'éditeur Magnard fait amende honorable

SOCIÉTÉ
ÇA PIQUE LES YEUX - Les éditions Magnard ont publié jeudi un message d'excuses suite à la polémique née de la mauvaise conjugaison du verbe "voir" dans un de ses manuels, dédié aux élèves de 4e. Une bourde qui avait fait réagir les réseaux sociaux.

La conjugaison au passé simple du verbe "voir" n'est pas la plus aisée, mais elle ne comporte certainement pas "je vus", "nous vûmes" ou ils "vurent"...  Et pourtant, reproduite de la sorte page 127 de l'édition 2015 du "Cahier de français", destiné aux élèves de 4e, cette déclinaison a provoqué les sarcasmes des réseaux sociaux. Et une bien mauvaise publicité pour l'éditeur de l'ouvrage : Magnard, la filiale éducation du groupe Albin Michel.

Coquille ou problème de fond ?

Cette énorme erreur a été repérée mercredi par BFM Business . En guise de justification, la directrice des relations scolaires des éditions Magnard, ne s'était pas montrée plus alarmée que cela. "Un enseignant nous a informés de cette erreur à la rentrée", avait-elle expliqué, ajoutant qu'"il y a les professeurs qui sont là pour corriger" ce qu'elle considérait comme une "coquille". Un peu court pour certains. Toujours cité par BFM, Pierre Lagrue, du syndicat de correcteurs (SDC), certifie que "ce livre a tout simplement été mal relu", ajoutant que "les éditeurs rognent de plus en plus sur les frais de correction".

Face à l'ampleur prise par la polémique, la maison d'édition a finalement changé son mode de défense. Jeudi, sur son site internet, Magnard a mis à la disposition du public la version corrigée de la page concernée et annonce une réimpression de l'ouvrage. Surtout, la filiale d'Albin Michel a tenu à faire amende honorable. "Très attachés à la qualité et à la rigueur du contenu de nos manuels scolaires, nous regrettons sincèrement cette importante erreur et prions les enseignants et leurs élèves de bien vouloir accepter nos excuses", est-il écrit. Sans faute. 

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