Johanna Dray, mannequin taille 48, refuse le diktat de la minceur : "Les femmes peuvent décider à qui elles veulent ressembler"

Johanna Dray, mannequin taille 48, refuse le diktat de la minceur : "Les femmes peuvent décider à qui elles veulent ressembler"

SEPT À HUIT - Johanna Dray est la première mannequin ronde professionnelle à se faire connaître en France. Dans le portrait de la semaine signé Thierry Demaizière, elle raconte comment elle a elle-même souffert du "diktat de la minceur" pendant de nombreuses années. Elle raconte sur TF1 son parcours dans un livre intitulé "Taille Mannequin", qui sortira le 4 octobre en librairie.

1,80 mètres pour une taille 48 : Johanna Dray arbore avec fierté des mensurations rarement vues sur les podiums des défilés de mode. La Française se définit comme une mannequin "ronde" ou "pulpeuse", mais pas comme une mannequin "grande taille".  

Toute l'info sur

Sept à huit

Bon week-end #elle #ellefrance #frenchelle #tbt #photooftheday #katebarry #curvygirl #curves #plussize #plussizefashion #plussizemodel #frenchplussizemodel #loveyourself #loveyourbody #respectyourbody #celebratemybody #celebratemysize #bodyacceptance #glam #glamour #wowan #studiodaguerre #paris #parisienne #mode #moderonde #johannadray #johannadrayofficial #johannadrayplussizemodel #johannadraycurvymodel @ellefr @laurenbastide @sebagjohanna

Une publication partagée par Johanna Dray Official (@johannadrayofficial) le

Elle prône l'acceptation de son corps, et refuse la norme des mannequins tailles 34, dont certaines se rendent malades pour maintenir une maigreur artificielle. "Ma santé est plus importante que tout, je ne maigrirai pas pour un photoshoot," explique la jeune femme dans l'émisssion de Sept à Huit du dimanche 1er octobre. Elle dénonce les impacts néfastes des régimes sur le métabolisme. "Ce que j'aimerais dire aux femmes, c'est que votre corps vous appartient". 

TAILLE MANNEQUIN Je suis extrêmement heureuse d'annoncer la sortie de mon livre le 4 octobre 2017 aux éditions Pygmalion. Après un an et demi de travail sur ce projet si enthousiasmant je peux enfin dévoiler mon précieux secret. J'espère que vous serez nombreux à apprécier de lire mon histoire, mon témoignage sur mon métier de mannequin, de partager mes doutes et mes joies... J'espère de tout mon cœur que vous recevrez mon message principal qui est que nous devons avoir de la bienveillance les uns envers les autres et que nous devons apprendre à avoir du respect et de l'amour pour soi pour pouvoir mieux le distribuer autour de nous ! Je veux remercier chaleureusement Florence Lottin mon éditrice qui est à l'origine de cette aventure et Emmanuelle Friedmann qui m'a aidé à le mettre en œuvre. 😘💋💝 😘💋💝 Merci aussi à toutes les personnes de Flammarion et Pygmalion qui ont travaillé avec nous et un MERCI gros comme ça à mon "partenaire particulier" !

Une publication partagée par Johanna Dray Official (@johannadrayofficial) le

L'enjeu de la représentation des femmes rondes

Petite, Johanna Dray se considérait "hors norme" : trop grande, trop ronde... Son physique ne ressemblait en rien aux canons de beauté des années 1990 : Linda Évangelista, Estelle Faure, Naomi Campbell. À l'époque, elle ne songe même pas à devenir top-modèle tant les silhouettes longilignes sont omniprésentes. La jeune femme tombera dans le mannequinat par hasard. À 21 ans, un photographe la repère dans une rame de métro et l'accoste. "Sur le moment, j'ai pensé à une blague," se remémore-t-elle. Elle rétorque : "Je ne suis pas mince vous savez." .

En vidéo

Publicité : la mention "photo retouchée" entre en vigueur en France

La mode s'ouvre à des standards "plus size"

À 34 ans, elle a posé pour ELLE, Madame Figaro et bien d'autres féminins. Elle a été l'égérie de deux marques de vêtements adaptés aux femmes rondes. En France, elle fait partie d'une nouvelle génération de modèles qui s'inscrivent dans la lignée du mouvement américain "body positive", que l'on peut traduire par "aimer son corps". Comme Johanna Dray, des tops comme Ashley Graham aux Etats-Unis condamnent les marques de vêtements qui prônent un idéal de minceur irréaliste, et qui ne proposent aucune taille au-dessus du 42. 

Quand je dis que je suis mannequin ronde, les femmes me disent : "Cela fait du bien."- Johanna Dray, mannequin professionnelle

Johanna Dray s'inscrit dans une démarche résolument féministe. "Nous (les femmes, ndlr) pouvons décider à qui nous voulons ressembler," affirme-t-elle. "Quand je dis que je suis mannequin ronde, les femmes me disent : "Cela fait du bien." Une réaction de soulagement, qui rappelle que le corps parfait n'existe pas.  Son récit autobiographique, "Taille mannequin," sort en librairies mercredi 4 octobre. 

Sur le même sujet

Lire et commenter