Explosions de bonbonnes de gaz à Jonquières : ce que l'on sait de l'incident

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ENQUÊTE - Vendredi soir vers 22h, un incendie spectaculaire a embrasé le ciel de Jonquières, dans le Vaucluse. Trois mille bouteilles de gaz entreposées, ont explosé durant plus d'une heure. Aucune piste n'est encore privilégiée.

Si personne n’a été blessé, le bilan tient du miracle. Vendredi vers 22h, un entrepôt de bonbonnes de gaz prend feu à Jonquières, dans le Vaucluse. Les bouteilles explosent par centaines pendant plus d’une heure. Elles sont projetées sur plusieurs centaines de mètres. L’incendie, lui, est impressionnant. Les flammes atteignent une vingtaine de mètres.

"Nous étions dans une boule de feu"

Face à la dangerosité de l’incident, douze riverains proches de la zone commerciale ont été évacués dans des gymnases. "C’est comme un feu d’artifice, sauf que ça dure une heure et que ça fait trembler toute la maison", témoigne une rescapée, traumatisée. "Il y avait des bouteilles de gaz qui tombaient sur le toit, les vitres de notre chambre ont explosé", poursuit-elle.  D’autres habitants, distants de 500 mètres de l’entrepôt, sont restés chez eux au péril de leur vie. Les bouteilles de gaz ont transpercé le toit de la maison et endommagé la voiture familiale. "Nous étions dans une boule de feu", racontent-ils. "Nous avions des bonbonnes qui tombaient à droite, à gauche. On courait, elles nous tombaient devant, elles nous tombaient derrière… On s’est sauvés au dernier moment".

"Rien ne permet de privilégier une hypothèse"

Ce samedi, l’entrepôt n’est plus qu’un champ de ruine. Trois mille bouteilles, soit quarante tonnes, ont explosé. Le directeur logistique du site, lui, affirme n’avoir aucune idée de ce qu’il s’est passé. "Le dernier camion est arrivé sur le site à 15h et le chauffeur l’a quitté à 16h30", explique-t-il, désemparé. De son côté, le procureur de la République de Carpentras a signifié dans un communiqué qu'"au regard des premières investigations diligentées, rien ne permet de privilégier une hypothèse d'enquête au détriment d'une autre, qu'il s'agisse d'un accident industriel ou d'un acte malveillant".


Le relevé d'indices a été confié au laboratoire interrégional de police scientifique de Marseille et aux techniciens en investigation criminelle du Vaucluse. La police scientifique va rester sur place tout le week-end pour tenter de comprendre ce qu’il s’est passé, tandis que le dispositif de surveillance reste maintenu. Des bouteilles perdent encore du gaz et menacent d’exploser.

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