"Journaliste, pas terroriste" : une pétition lancée pour faire libérer le journaliste Loup Bureau, détenu en Turquie

"Journaliste, pas terroriste" : une pétition lancée pour faire libérer le journaliste Loup Bureau, détenu en Turquie

SOCIÉTÉ
PÉTITION - Le journaliste français indépendant Loup Bureau est détenu par les autorités turques depuis bientôt deux semaines. Une pétition a été lancée par ses proches pour mobiliser autour de son sort.

Il a été incarcéré et mis en examen pour "participation à un groupe terroriste". Voilà une douzaine de jours que Loup Bureau, jeune journaliste indépendant, est détenu dans les geôles turques pour avoir réalisé un reportage sur les combattants kurdes en Syrie, en 2013, pour TV5 Monde. 


Ce lundi 7 août, ses proches lancent une pétition sur Change.org afin de sensibiliser autorités et opinion au sort du jeune homme. "Ils veulent montrer que même au coeur du mois d'août, les Français ne sont pas endormis. Que l'incarcération de journalistes sous des motifs de terrorisme est quelque chose de très grave", explique à LCI l'un de ses avocats, Martin Pradel, contacté dans la matinée. 

L'avenir de ces situations se joue dès les premières heuresMe Martin Pradel

Sur place, la situation est au point mort. "Les autorités françaises sont en train de négocier une visite consulaire pour rencontrer Loup Bureau", précise encore Maître Pradel. Une démarche qu'Ankara, a priori, ne voit pas d'un bon oeil. Pourtant, le temps presse. "L'avenir de ce genre de situations se joue dès les premières heures", poursuit l'avocat. "Après, ça se crispe". Dans la semaine, un juge devrait statuer sur la prolongation de la détention provisoire du journaliste de 27 ans. Par ailleurs, son autre avocat en Turquie devrait le rencontrer prochainement pour faire le point sur sa situation. 

La détention et la mise en examen de Loup Bureau marquent une escalade dans la répression turque envers les journalistes locaux et étrangers. Avant lui, les reporters Olivier Bertrand puis Mathias Depardon avaient eux aussi fait les frais du régime autoritaire d'Erdogan. Bien qu'ils aient été retenus en détention sans raison, aucun des deux n'avait été mis en examen pour "participation à un groupe terroriste". Sur place, dans le cadre d'une purge interminable, ce sont 45 journaux et 16 chaînes de télévision qui ont été fermés. 

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