L'économie circulaire pour les nuls : l'idéal du zéro déchet

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ENVIRONNEMENT - Jour de dépassement oblige, les moyens pour limiter le gaspillage sont de plus en plus recherchés. C'est le cas de l'économie circulaire, un concept qui s'attaque à nos modes de consommation et de production.

Transformer les déchets en ressources : alors que la Terre a vu son jour de dépassement avancer encore en 2017 (le 2 août contre le 8 août en 2016), le concept ressemble à un viatique pour une planète qui semble chaque année un peu plus à bout de souffle. C’est pourtant le but affiché par les tenants de l’économie circulaire, un concept vieux d’une quinzaine d’années qui s’attaque à notre modèle de croissance et de consommation. Explications.

Comment ça marche ?


En tant que consommateur, on s’habitue déjà peu à peu au recyclage. Mais l’économie circulaire est beaucoup plus ambitieuse. L’idée qui se cache derrière : le zéro déchet. Et pour ce faire, on va très loin dans la réutilisation d’un bien de consommation. A l’infini, même. Ainsi, on l’utilise, on le réutilise, on le répare, on recycle ses matières premières encore utilisables pour un nouveau produit, et on recommence. Un mode de consommation qui suppose d’avoir des matériaux durables et non toxiques et de faire la guerre, entre autres, à l’obsolescence programmée.


L’économie circulaire, c’est aussi celle du partage et du prêt. Plutôt que d’acheter un bien pour son seul bénéfice, elle encourage le citoyen-consommateur à acheter… un service.

Les avantages

En France, chaque particulier produit 354 kg de déchets par an si on se limite aux déchets ménagers. La note passe à 536 kg si on y associe les déchets des collectivités et de certaines entreprises et à plus de 13 tonnes si on compte ceux produits par toutes les activités professionnelles. Pour un coût total de 16 milliards d’euros en France en 2012, selon les chiffres du ministère du Développement durable . Très investis dans le domaine, les Pays-Bas ont commencé à évaluer la portée de l'économie circulaire. L'évaluation n'est pas encore terminée, mais selon l'Institut français du même nom , cela pourrait faire économiser plusieurs milliards.


Alors que la planète a épuisé ses ressources annuelles le 2 août, réduire les coûts et la quantité d’énergie que nécessite le traitement des déchets est loin d’être un luxe.


Pour les entreprises qui instillent de l’économie circulaire dans leur modèle économique, cela peut aussi augurer de bénéfices substantiels. En travaillant sur des produits qu’elle récupère auprès de ses clients, elle s’épargne la gestion des stocks et, par conséquent, l’entretien, le gardiennage…

Les exemples

Ambitieuse, l’économie circulaire a l’avantage de se pratiquer à tous les niveaux. Outre les gestes quotidiens qui deviennent des réflexes (éviter les sacs plastiques en magasin, réutiliser vos vêtements usagers pour en faire des torchons…), elle est aussi là quand vous partagez votre perceuse ou votre machine à laver avec quelques voisins… ou quand vous utilisez un vélo ou une voiture en libre-service.


D’autres exemples ? Utilisez votre marc de café pour faire pousser des champignons ou pour déboucher vos canalisations.


Ou encore : plutôt que d’acheter un bien, achetez-en l’usage. C’est ainsi que la société Interface , une entreprise néerlandaise spécialisée dans la moquette, se dirige doucement vers le zéro déchet. Son idée ? Reprendre les moquettes des clients une fois celles-ci usagées pour minimiser les frais de stockage. Une fois la moquette usagée, elle leur est retournée, recyclée et réparée.

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