On a testé la vie sans téléphone portable, et c'est loin d'être évident...

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SEVRAGE - A l'occasion des Journées sans téléphone portable, ce lundi, mardi et mercredi, notre journaliste Muryel Jappont a tenté l'expérience. Pas évident au début mais finalement assez libérateur...

En mode détox de portable, accessoire que l'on consulte, en moyenne plus de 221 fois par jour selon l'étude Tecmark, j'ai décidé de vivre sans 06 pendant deux semaines. Injouable ? Non, mais pas évident.  Retour sur une expérience riche en galères et en enseignements. Voici trois galères type et vécues à maintes reprises.


Galère 1 : permier jour  - 10h, je sors de rendez-vous et file à la station de métro et là pas de bol, la station est fermée. J’aurais eu mon smartphone j‘aurais trouvé en 2 secondes la station la plus proche. Mais là, dans ce quartier que je ne connais pas, j’ai mis plus d’un quart à trouver le métro. 1) Je me suis perdue  2) Je ne suis pas sur la bonne ligne. Cerise sur le gâteau, partie un peu vite de la maison, je n’ai ni livre, ni magazine, ni musique. 25 stations à gober les mouches, ça vous plombe l’humeur. 

La patience, j'ai appris...

Galère 2 :  jour 8  - 19h30, J'ai rendez-vous avec des copains. J’arrive. Personne. J’attends 10 minutes puis dégaine  mon cahier de coloriage. Mon arme antistress.  Après une semaine sans smartphone,  j'ai vite compris qu'il valait mieux canaliser mon stress  avec des crayons de couleur que d'aboyer sur mes potes, qui eux, n'ont pas lâché leurs 06.

J’ai donc poireauté une heure parce qu’ils avaient tout simplement décalé l’heure du pot. Mais sans tel, je le sais comment moi ? Si au moins il restait des cabines téléphoniques…

Galère 3 : jour 13 - 21h Dîner dans le nouvel appart de copains. Là, je me suis vraiment sentie seule. Arrivée hors délais, parce que je me  suis encore perdue, j’ai passé la soirée à la remorque de toutes leurs conversations, de la dernière bêtise de Léo, fils de l'hôte à  Manu qui avait enfin scotché son chef… Ces 13 derniers jours, je n'avais pu lire les tonnes de messages échangés sur whatsApp, Facebook et autres sur la vie de la bande. C’était un peu comme si je ne parlais pas leur langue.  

En conclusion, tout ce temps où je n’étais pas sur mon portable,  je l’ai utilisé pour moi, en m'attaquant par exemple à la pile de mags qui prenanit la poussière dans mon salon. Bon,  je dois avouer qu’après quelques jours de sevrage… un peu costaud, ça fait du bien de ne plus être submergée voire polluée par les flots de notifications et autres messages en tout genre. Et puis, j’ai développé ma mémoire.  Désormais, je connais plus de 25 numéros par cœur et vous ? 

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