Le cannabis en cause dans la baisse du niveau des élèves ?

Le cannabis en cause dans la baisse du niveau des élèves ?

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RÉSULTATS SCOLAIRES - Les Français sont les plus grands consommateurs de cannabis. Ce qui inquiète l'Académie de médecine, qui souligne la baisse des résultats scolaires en Hexagone.

L'Académie de médecine souligne le lien entre cannabis et baisse des résultats scolaires en France en comparaison à d'autres pays. "Il s'avère qu'en Europe les jeunes Français sont les plus grands  consommateurs : la question du lien entre cette consommation intensive de cannabis et la mauvaise position de la France au classement PISA (26e) des performances éducatives mérite d'être posée", a écrit la société savante dans un communiqué mercredi, réaffirmant son opposition à une dépénalisation. "Il est établi que les altérations cérébrales objectivées en neuro-imagerie et les effets psycho-cognitifs délétères du cannabis sont d'autant plus importants que sa consommation débute à un âge plus précoce", a-t-elle ajouté.


De nombreuses études ont prouvé qu'à un niveau individuel, le cannabis nuisait aux études, en abaissant la concentration et la motivation. Mais un éventuel lien entre la baisse continue des résultats collectifs de la France dans les évaluations de l'OCDE et l'usage de drogues semble plus  compliqué à établir.

L'âge moyen d'expérimentation est de 15,3 ans

D'après l'Observatoire français des drogues et toxicomanies, les adolescents de 17 ans sont de moins en moins nombreux à consommer du cannabis. En 2017, ils étaient 39% à déclarer l'avoir déjà fait, contre 50% en 2002. Interrogé par l'AFP, l'OFDT a rappelé que les évaluations Pisa, portant sur  des élèves de 15 ans, concernaient beaucoup d'élèves ne consommant pas de cannabis. "L'âge moyen d'expérimentation du cannabis (quand elle a lieu) en France est de 15,3 ans (...) Si on émet l'hypothèse de l'Académie, cela voudrait donc dire qu'il y aurait un effet cognitif immédiat sur les jeunes  concernés", a souligné sa responsable de la communication, Julie-Émilie Adès.

L'Académie de médecine avance d'autres arguments contre la dépénalisation. En particulier, elle "redoute que si de telles mesures étaient prises, elles soient interprétées comme un message de tolérance, voire d'incitation à l'usage du cannabis par les adolescents et préadolescents".

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