L'école peut-elle apprendre à nos enfants l'empathie ?

FAMILLE
REPORTAGE - À Trappes, dans les Yvelines, une école teste la pédagogie fondée sur l'empathie, afin de prévenir la violence et le harcèlement. Une initiative qui semble porter ses fruits.

Certains professeurs en sont convaincus. Il n'y a pas que les matières académiques qui doivent être enseignées sur les bancs de l'école, il y a aussi l'empathie. Cette faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui et de percevoir ce qu'il ressent. Elle est devenue un apprentissage à part entière dans une classe de CE2 de l'école Henri Wallon, à Trappes (Yvelines).


Les élèves prennent par moment la place de la maîtresse et mènent à tour de rôle la classe. Il s'agit de féliciter ceux qui donnent de bonnes réponses. Puis chacun peut exprimer son ressenti sur l'échelle des émotions, qui en compte 18. "Mettre des mots sur ce que l'on ressent, c'est mettre une distance avec ses émotions et donc éviter éventuellement de passer à l’acte et que la colère ne se transforme en violence", explique le chercheur Omar Zanna qui porte ce projet après avoir longtemps travaillé en prison sur l'absence d'empathie chez les délinquants.

L'entraide

Pour l'interrogation sur les calculs, les élèves passent par trois devant le tableau. Un quatrième est placé sur le côté et joue le rôle de joker, celui qui va souffler les réponses lorsqu'il voit ses camarades en difficulté. Le but : se rendre compte qu'autrui peut avoir besoin de soi et qu'on peut avoir besoin d'autrui.


Pour terminer, les élèves couchent leurs états d'âme sur leur cahier. Une manière de verbaliser ce qu'il ne faut pas passer sous silence. Pour les professeurs de l'école qui mènent cette méthode d'apprentissage depuis plusieurs années, pas de doute, c'est une réussite. Elle permet de prévenir la violence et le harcèlement par le simple développement de l'empathie.

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