"Jungle" de Calais : les derniers mineurs évacués

EVACUATION - La préfecture annonce que les migrants mineurs ont quitté le campement en car. Ils seront acheminés vers les différents centres d'accueil.

Les derniers migrants mineurs sont montés dans les cars et ont quitté la "Jungle" de Calais, mettant quasiment fin à l'évacuation du plus grand bidonville de France, entamée en début de semaine dernière. Une quarantaine de bus ont été dépêchés pour procéder à cette évacuation. Ils ont pris la route vers les 60 centres d'accueil et d'orientation pour mineurs (CAOMIS), pour des destinations aussi diverses que les Pyrénées-Orientales, l'Allier ou encore la Savoie. 


1 616 mineurs isolés ont donc quitté la "Jungle".  Selon la préfecture du Pas-de-Calais, les mineurs n'ont pas choisi le lieu de leur CAO de destination, mais pouvaient décider avec qui ils voulaient voyager et s'installer.

La maire de Calais "soulagée"

Le ministre avait un peu plus tôt dans la journée rappelé que "près de 6 000 personnes" avaient été mises à l'abri à Calais lors de l'opération de la semaine dernière. On estimait alors qu'il restait " 2 000 mineurs à Calais". Des centres d'accueil et d'orientation dédiés ont été ouverts pour traiter le cas des mineurs souhaitant se rendre en Grande-Bretagne. Ils sauront si leur demande est acceptée dans les prochaines semaines. Ces structures ne sont que temporaires, la prise en charge des mineurs dépendant théoriquement des départements et non pas de l'État.


Une réunion était organisée ce mercredi matin. Bernard Cazeneuve, Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice, et Emmanuelle Cosse, la ministre du Logement, ont reçu des représentants des collectivités territoriales. Lors de cette réunion, "nous avons indiqué que nous mettions en place un dispositif qui serait financé par l'État" et que "le droit commun prendrait la suite" mais que, "là aussi, l'État serait présent aux côtés des départements", a précisé Bernard Cazeneuve.


Du côté de la maire de Calais, Natacha Bouchart, on exprime son soulagement. Elle espère qu'une "nouvelle page d'histoire" allait s'ouvrir pour sa ville. "J'espère ne jamais avoir à revivre ça, j'espère que le gouvernement fera en sorte maintenant de prendre les dispositions nécessaires pour qu'il n'y ait plus aucun campement à Calais", a-t-elle affirmé.

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