"La France dans dix ans" : 4 mesures pour une meilleure école

"La France dans dix ans" : 4 mesures pour une meilleure école

PROSPECTIVE - Un rapport remis mercredi à François Hollande dessine les enjeux de "la France dans 10 ans". Un programme ambitieux, qui fait la part belle au système éducatif.

Un pavé de 232 pages pour un seul objectif : "Être parmi les dix pays de l'OCDE où l'on vit le mieux". Le commissaire général à la stratégie et à la prospective, Jean Pisani-Ferry, a remis mercredi à François Hollande son rapport destiné à définir les enjeux de "la France dans 10 ans". Une feuille de route ambitieuse qui ressemble à s'y méprendre à des pistes de réformes, même si Jean Pisani-Ferry préfère évoquer des grandes idées comme celle d'"une société décloisonnée et ouverte sur le monde". Pêle-mêle, s'y mélangent des mesures pour restaurer la "confiance dans les institutions" (interdiction du cumul des mandats) ou remettre l'économie en mouvement" (ramener la dette publique à 75 % du PIB). Mais aussi une vaste refonte du système éducatif.

Encadrer la petite enfance
Pour "redonner à tous les enfants les moyens de réussir", le rapport préconise de "satisfaire 100 % des besoins de garde des enfants de six mois à trois ans. Au primaire, un niveau sur lequel les dépenses sont de 17 % inférieures à la moyenne de l'OCDE, le commissaire général recommande de diviser par 3 la proportion des élèves qui en sortent sans maîtriser la langue française, et de réduire d'un tiers la proportion de ceux ne maîtrisant pas les matières scientifiques. Des choix financables selon lui par une "réallocation des dépenses d'éducation". Au passage, les promesses du candidat Hollande en 2012 sont égratignés : sur les 60 000 postes d'enseignants promis par le chef de l'Etat, seuls 14 000 auront été affectés à ce niveau en 2017, selon le rapporteur.

Diviser par trois le nombre de décrocheurs
Dans la France rêvée par le rapporteur, le nombre de "décrocheurs" (ces 140.000 jeunes qui quittent l'école à 16 ans sans avoir de formation ou tout juste le brevet des collèges comme bagage) et celui des enfants ne maîtrisant pas le français (20 % des entrants en sixième n'en possèdent pas les fondamentaux) devront avoir été divisés par trois.

Luter contre illettrisme chez les adultes
L'objectif fixé aux pouvoirs publics est de "diviser par deux l'illettrisme chez les adultes". Car le constat est accablant : 2,5 millions d'individus de 18 à 65 ans ne savent aujourd'hui pas correctement lire et écrire, soit 7 % de la population. L'ambition, forte, serait de ramener ce taux à 5,4 % d'ici 2025, voire même à 3,5 % avec une "politique volontariste".

Améliorer l'enseignement secondaire
Le rapport préconise de "faire émerger une "dizaine d'universités pluridisciplinaires de classe mondiale", dotées d'une "autonomie renforcée en matière de gestion, d'organisation et de politique scientifique". En outre, le rapporteur veut "doubler le taux de jeunes Français ayant séjourné à l'étranger dans le cadre de leurs études". Ce taux est actuellement estimé aux alentours de 10 % pour l'ensemble des étudiants mais grimpe à un sur deux pour les diplômes d'école de commerce à bac +5.

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