VIDÉO - Agression d'un SDF par un maître-chien, la RATP ouvre une enquête

SOCIÉTÉ
POLÉMIQUE - La RATP a ouvert une enquête interne après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo montrant un sans-abri se faire violemment réveillé par un maître-chien. L'auteure de la vidéo, une jeune étudiante de 20 ans, a raconté la scène à LCI.

La scène s'est déroulée le 4 février dernier à Paris. Il est environ 23h lorsque deux agents de la RATP se dirigent vers un sans-abri, endormi sur les quais du RER à la station Nation. Pour une raison inconnue, les deux agents tentent de réveiller l'homme enroulé dans un duvet. Quelques minutes plus tard, un agent de sécurité, habillé d'un gilet orange, arrive avec son maître-chien. L'animal commence alors à aboyer au visage du sans-abri et lui adresser des coups de pattes.


La scène a été filmée par une étudiante de 22 ans qui se trouvait de l'autre côté du quai. Contactée par LCI, elle note que "tout le monde était choqué, mais que personne n'osait réagir". La vidéo ne dure que quelques secondes, mais la jeune femme, qui préfère rester anonyme, nous a raconté la suite. "Le sans-abri s’est finalement réveillé et s’est assis sur les sièges rouges qu'on voit derrière lui". Selon elle, l'agent de sécurité insiste à nouveau. "Il a encore fait sauter son chien en direction du SDF, se remémore-t-elle. Je me suis dit que c’était vraiment de la persécution".

Nous comprenons parfaitement que cette courte séquence puisse choquer"Le service communication de la RATP

Contacté par LCI, la RATP a affirmé qu'une enquête interne était ouverte "afin d'établir le déroulé des faits avec précisions". Sur la vidéo plus précisément, ils ajoutent : "Nous en avons bien pris connaissance. Nous comprenons parfaitement que cette courte séquence puisse choquer".


Dans un communiqué, la RATP rappelle la création en 1994 d'une "équipe dédiée, le Recueil Social, pour prendre en charge les SDF séjournant sur nos réseaux". Et de préciser : "Ces agents ont pour mission d’entrer en contact avec les personnes les plus démunies présentes sur notre réseau pour leur proposer un accompagnement vers des structures adaptées".

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