La résistance des anti-radars s'organise sur Facebook

La résistance des anti-radars s'organise sur Facebook

JUSTICE - Alors que plusieurs pages avertissant de la présence de contrôles routiers se sont créées sur Facebook, dix membres de l'un de ces groupes sont convoqués au tribunal après une action engagée par le procureur de Rodez. Un jugement qui pourrait renforcer un peu plus les restrictions autour des signalements de radars après la loi interdisant les avertisseurs.

"Vol de pervenches", "bleuets" , "photo souvenir"… Pour signaler les contrôles routiers ou les radars, les internautes ne manquent pas d'imagination... Ces derniers mois, plusieurs pages Facebook dédiées au signalement des opérations de police sur la route, mais aussi les accidents ou les bouchons, ont vu le jour, attirant parfois plus de 8.000 membres. C'est le cas de la page intitulée "Le groupe qui te dit ou est la police en Aveyron" , qui vient de s'attirer les foudres du procureur de la République de Rodez, Yves Delpérié.

Ce dernier a en effet décidé de poursuivre dix de ses membres pour avoir voulu "se soustraire à un contrôle". Cités à comparaître le 9 septembre prochain devant le tribunal correctionnel de Rodez, ces automobilistes n'en reviennent toujours pas. "Mon message n'avait rien d'insultant: je signalais le contrôle, en disant 'Soyez prudents, mes amis (…) Je risque le retrait de permis et une amende de 1.500 euros, je trouve ça aberrant!", explique ainsi David, un carrossier de 40 ans, lundi à BFM TV.

Des radios déjà mises en cause

En réponse aux poursuites engagées, des groupes de soutien se sont constitués. C'est le cas de "Non à la répression, oui à la prévention!" , qui a lancé une pétition et appelle à se mobiliser le jour de l'audience. Cette page rassemblait lundi 941 fans. La décision du tribunal, une première, promet d'être suivie alors qu'une cinquantaine de groupes analogues ont été créés sur le réseau social. D'autant qu'après l’interdiction des avertisseurs en 2012, ce jugement pourrait ne pas concerner que les seuls réseaux sociaux.

Début janvier, la radio auvergnate Flash FM avait en effet été mise en cause par la gendarmerie pour les signalements de contrôles qu'elle passait à l'antenne. Ceux-ci constituant, selon elle, "une entrave au bon fonctionnement" de ses services, les annonces de Flash FM couvrant aussi les opérations inopinées. "Nous nous sommes engagés à ne passer que les signalements de contrôles de vitesse clairement identifiés et le procureur ne s'est pas opposé à la poursuite de notre démarche", explique à metronews le directeur de l'antenne, Pascal Thomas. Jusqu'à quand ?
 

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