SNCF : des contrôleurs en civil pour coincer les fraudeurs dans les RER, Transilien et TER

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ANTI-FRAUDE - Depuis quelques mois, des agents de la SNCF en civil peuvent contrôler les titres de transport dans les RER et les Transilien en Île-de-France. Une nouvelle méthode qui devrait s'étendre aux TER en région, et qui a permis une "forte augmentation des amendes" depuis sa mise en place.

Fraudeurs, soyez prévenus. Depuis plusieurs mois, la SNCF a lancé une nouvelle méthode pour lutter contre la fraude dans les transports en commun franciliens : des agents en civil peuvent désormais contrôler les titres de transport dans les RER et les Transilien. "Ça a commencé dans l'Est de Paris, mais on va l'étendre à toute l'Ile-de-France, nous affirme Alain Krakovich, directeur général de SNCF Transilien, confirmant une information de RTL.


La méthode est simple : deux équipes de contrôleurs entrent dans le train, l'une en uniforme, l'autre en civil. A leur vue, les fraudeurs se déplacent généralement à l'autre bout du train pour échapper au contrôle. C'est là que les contrôleurs en civil les attendent pour procéder à la verbalisation.


Les équipes en tenue civile sont aussi déployés directement dans les gares avec pour but de repérer les contrevenants qui pourraient sauter par-dessus les barrières.

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Fraude à la SNCF : en caméra cachée avec un contrôleur

On a observé une forte augmentation des amendes grâce à ces contrôlesAlain Krakovitch, directeur général de SNCF Transilien

"On est en train de mettre en place un certain nombre de nouvelles méthodes de contrôle qui s’appuient notamment sur le fait que les agents peuvent contrôler en civil, ajoute Alain Krakovich qui se réjouit des premiers résultats de cette mesure. "Ça porte ses fruits. On a observé une forte augmentation des amendes grâce à ces contrôles".


La SNCF a présenté plusieurs mesures ces dernières années pour lutter contre la fraude, dont les portiques installés dans certaines gares pour contrôler les voyageurs avant de prendre le TGV. Chaque année, la fraude représente 300 millions d'euros de manque à gagner pour la SNCF.

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